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vendredi 16 septembre 2016

Danse Jang'Ka au Pow Wow Casmu




Félins, impressionnants ils se faufilent au travers du public. Mambas, le peuple Tharlarion. C'est ainsi qu'on les nomme dans la langue du Schendi. Pour beaucoup de goréens leur existence est juste une légende effrayante et leur mode de vie une énigme bien gardée. Sont-ils vraiment cannibales ? Sont-ils aussi cruels que les rumeurs le prétendent  … Sont-ils capables de vous faire plonger dans leur monde avec cette danse ? Vous en serez juges. Ils prennent possession de la scène après avoir déposé torches et lances sur le sol pour former un espace circulaire ou les danseurs prennent place.

Les percussions prennent vie et animent les corps, déclenchant des mouvements innés et souples. Chacun est la réflexion de ce qu'ils sont : des survivants forgés par un environnement impitoyable, dirigeants de la jungle. Rythmée par les tambours la danse lente, imprégnée d'une grâce sauvage est faite pour vous séduire. Alors que la danse se fait plus sauvage, les femmes deviennent le centre de toutes les attentions. Regardez leurs hanches balancer, leurs mouvements indomptés. Elles sont des femmes Mamba, dangereusement sauvages, inaccessibles. Les courbes généreuse ondulent en vagues hypnotiques, leur féminité s'épanouit et s'affirme, affichée sans gène. Leurs corps presque nus se plient avec dévotion devant les hommes mambas.

Les hommes les rejoignent et la danse accélère, leurs pieds tambourinnent sur le sol élevant des nuages de poussière dans l'air. Leur nudité exposée, les corps puissants sont embellis par le sang de leurs ennemis. Ils sont askaris, des guerriers et chaque mouvement exprime la  force de ces maitres mortels de la jungle. Chaque danseur révèle des dents limées, acérées comme des crocs de bête. Les légendes parlent de leur impitoyable cruauté, de leur soif de meurtre instinctive. Sentez-vous les regards des mambas fixés sur vous ? Chaque mouvement de leur transe est fait pour distraire votre attention.

Le rythme s'apaise, offrant tout le loisir d'admirer les corps et leurs ornements tribaux. Les peaux sombres sont décorées de peintures formant des motifs complexes, messages mystérieux qui mettent en exergue les formes. Colliers, bracelets sont les fruits de la jungle et des chasses. Assemblages de griffes, os, crocs … restes humains … chacun représente un animal totem lié à leur esprit à la naissance. Quel danseur est le puissant larl ? Qui est le lart rusé ? Avez-vous remarqué l'ost trompeur prêt à vous trahir, le sleen vicieux qui attend de vous frapper dans le dos pour tuer ? Leurs mouvement bestiaux sont l'expression de ce qu'ils sont : tueurs instinctifs, prédateurs arrogants et séduisants.

Les percussions oscillent, se transformant en pulsation d'un cœur affolé. Les femmes ramassent les torches et les allument. Sensuelles, elles font tournoyer les flammes vacillantes dans l'air et attirent l'attention du public pendant que les hommes bondissent dans leur dos, leurs mains avides des lances laissées autour du cercle. Avez-vous compris ce qui vient de se dérouler ? Les askaris se sont armés juste devant vous. La danse reprend, les torches enflammées et les lances tournoient plus rapidement à chaque pas posé, comme s'ils s'apprêtaient à partir en chasse.

La danse évolue encore et les percussions s'emballent. Les femmes sont emportées dans la musique enivrante. La lumière des flammes met en évidence les peaux luisantes des corps bouillants. Les hommes martèlent le sol et rôdent, fixant le public. Les rictus sinistres affichent les dents affilées derrière les lèvres recourbées, les mouvements sont abrupts, comme s'ils étaient un appel à l'effusion  de sang. Les voix s'élèvent dans la langue de Schendi et semblent rassembler la meute. Sentez-vous leurs regards avides posés sur vous, ou êtes vous encore captivés par leurs mouvements ?

Chaque guerrier se concentre sur la cible qu'il a choisi dans la foule. Sourires en coin sur leurs lèvres, les corps agités sont prêts à assouvir le désir bestial qui brûle dans leurs esprits. Chaque pas frénétique a pour but d'ouvrir le cercle et de se rapprocher de vous … Ils semblent prêts … Un premier rugissement de leurs chefs  - les Inkosis – résonne,  puis trouve écho dans la gorge de chaque danseur. Le moment de la mie à mort est venu. Les guerriers se propulsent vers le public, les lances prêtes à s'abattre ils démarrent l'apogée de cette danse, ou les exécutions assouviront leur faim de combattre. Des sourires malicieux sur leurs visages, les femmes. Jang'Ka ferment les yeux et vibrent avec les derniers battements de tambours qui s'étiolent .. attendant de se nourrir des cris des proies de leurs hommes.

mercredi 6 janvier 2016

Un totem pour la tribe : le choix de la pierre

Ash'een'aali  accroche ses prunelles sombres dans celles d'ambre d'Ealden, seule détail visible qui pouvait convaincre de sa filiation. Mais L'Inkosi y tient à son rejeton, assez pour lui avoir demandé.. avant qu'il disparaisse encore de s'occuper de son cas. Et c'est bien ce qu’elle compte faire la Sangoma, elle l'aura un jour.. elle l'aura ! Un sourire énigmatique et elle rôde un peu autour de lui, soufflant un "hou" à son oreille avant de revenir vers Poison, elle se fige au mot temple. C'est que l'ancien ne lui pas laissé de souvenir très agréable, et elle craignait les esprits qu’elle pourrait trouver dans celui là. elle déglutit, et d'une voix basse, hésitante  " Je te suis "

ΡΘΙȘΘƝ  guide Ash jusqu'a temple dans la pièce repérée par l'akicita et elle un peu plus tot. "il pourrait y avoir des sacrifices de damu au dessus, et la m'wana serait là, protégée par l'eau, à l'abri des regards" Elle se tourne vers Ash qu'elle sait fatiguée avec des sautes d'humeurs ces temps ci, Tanka lui en a fait part. Elle prendra donc toutes les précautions pour ne pas l'énerver.

Ash'een'aali  a suivi sagement la Wanawake. Elle n'avait pas encore osé s'approcher aussi près du temple. Sous la cascade elle s'ébroue, une fois dans le creux rocheux cligne pour habituer ses yeux à la pénombre. Elle frôle de ses doigts la pierre humide, effleurant les murs sur toutes leur longueur pour assouvir ce besoin de savoir ce que le lieu a à dire. Le contact rompu elle revient vers Poison " Quand la statue sera crée, et qu'elle reposera ici ... je demanderai son nom, à l'esprit qui l'habitera "

ΡΘΙȘΘƝ zieutait tout les mouvements de Ash qui semblait calme, ce qui dénotait clairement avec les propos de Tanka. Elle sourira aux mots de la sangoma "c'est moi qui vais la sculpter, dehors puis je peaufinerais à l'intérieur. Ce sera un endroit pour prier, pour retrouver la paix des esprits, ce lieu est très important. J'espère qu'il nous apportera la prospérité. Ash, j'aimerais que les esprits approuve un choix, j'ai décidé de retrouver le nom que ma donné ma m'wana, pour honorer celle ci, pourras tu m'aider?" dit elle dans la foulée avant de revenir à la mission "il faudrait m'aider à trouver la pierre la plus appropriée pour la sumuna, saurais tu me guider?"

Ash'een'aali  retourne face au mur, sa paume s'y appaltit. Elle ne sentait pas d'offense ici, ni de colère. elle étire un sourire en coin et pivote légèrement puor regarder Poison. L'autre main à tatons dans son sac de peau farfouille et elle ressort remplie de quelques herbes. elle s'est toujours doutée que Poison n'est pas son nom véritable, mais c'est commun, d'en afficher plusieurs, par pudeur ou par peur qu'il soit utilisé contre vous " Le nom que tu reçois est un pouvoir,  il peut être faiblesse.. un chemin que prennent ce qui font le mal pour t'atteindre.. Mais il est aussi force .. sisi a besoin de se rappeler qui elle est, yebo ? De retrouver le lien avec ses ancêtres " Elle marquait une pause, triturant les herbes entre ses doigts " Ce sera honneur, pour la Sangoma de t'aider à le retrouver " Elle plisse le nez, dans un autre sourire et lui tend les plantes  "Pour trouver la pierre " Elle attend un peu, pour les explications, le temps de reprendre son souffle.

ΡΘΙȘΘƝ  avait renié ce nom depuis si longtemps que personne encore vivant ne le connaissait, son père étant le dernier. La mamba attend avec appréhension la réponse de la sangoma, encore plus car c'est Ash pour qui elle a une affection toute particulière. Elle finira par sourire soulagé de savoir qu'elle allait prendre part à une cérémonie importante pour sa vie future. "asante sangoma" dit elle avant de prendre les plantes tendues avec concentration, la suite sera écoutée avec la plus grande attention.

Ash'een'aali  prend un air très cérémonieux, index levé vers le plafond obscur " Écoutes les pierres ! Avec kupandas tu seras capable, tu verras dans la roche sans forme, celel ou se cache la statue, et tu sauras. Celle que tu verras sans doute, sera la bonne " Elle ne donnait à Poison rien de bien violent, ou dangereux, mais de quoi ouvrir ses sens à une toute autre perception du monde qui l'entoure. Une lueur complice dans les yeux, celle de la confiance qu'elle avait pour sa sœur dans la réussite de cette tâche " La pierre te dira, souvent ce sont celles qui portent un marque " Il y avait parfois même dans la roche la plus anodine une inclusion qui la rendait spéciale " Je sais que tu peux seule trouver, mais si tu préfères la compagnie je viendrai, ou un autre Jang'Ka "

ΡΘΙȘΘƝ  ouvrait sa main ou étaient nichées les fameuses plantes, elle avait encore le gout de l'iboga dans sa bouche et la crainte que son enfer recommence était encore bien présent. Une hésitation lui fit froncer les sourcils, mais elle finit par serrer à nouveau sa main emprisonnant ce qui allait l'aider à choisir cette pierre. Les paroles de Ash raisonnaient encore à son esprit, surtout celles quand elle avait récupéré presque mourante "yebo, je ne veux pas faire le voyage seule. " La mamba avait changé de ce coté là indéniablement, elle était bien plus communautaire, surtout pour une mission telle que Al'ka lui avait donné.

Ash'een'aali  refait encore le tour de l'alcove rocheuse. elle s'y sentait bien. le nouveau territoire, plein de promesses guérissait guérissait lentement les blessures laissées par l'ancien, effaçait l'obscurité dangereuse ou elle replongeait doucement.. celle ou elle luute pour se cacher de son don, et d'ou les Inkosis l'ont tirée quand ils ont fait d'elle la Sangoma du clan " Tu me diras, si tu veux que je vienne " elel inclinait la tête avant d'aller chercher le rai de lumière qui traverse le rideau liquide de la cascade.

ΡΘΙȘΘƝ hoche la tête "yebo, j'aimerais que tu m'accompagnes sisi" Elle savait qu'elle n'avait pas encore digéré son acte, qu'elle lui en voulait toujours. "pourras tu me pardonner un jour sangoma?" dit elle en murmurant le visage grave.

Le surlendemain,

ΡΘΙȘΘƝ aura cherché un bon moment Ash avant de la trouver près du temple, elle se pose derrière elle déposant ses mains sur la pierre sur laquelle elle est assise "Hou sisi"

Ash'een'aali  fait l'équilibriste sur la pierre humide couverte de mousse, elle pivote vers Poison en tanguant légèrement puis se laisse glisser au sol " Hou "

ΡΘΙȘΘƝ est encore pas sure d'elle pas rapport aux mots de l'inkosi la veille "tu penses que l'on doit encore chercher la pierre sisi?"

Ash'een'aali  frotte ses genoux verdis, une petite moue quand elle se rend compte qu’elle a en fait besoin d'un bain " Pourquoi on ne devrait pas, tu ne veux plus ?"

ΡΘΙȘΘƝ secoue la tête "si, si, je pense que c'est important pour la meute de se réunir autour d'un symbole fort, ce totem en sera un. Pas toi?"

Ash'een'aali opine et vient sonder les prunelles de jade de Poison, un fin sourire aux lèvres " Avant la meute , l'esprit à déjà un pouvoir sur toi. Depuis qu'il est dans ta tête je ne vois plus la tristesse dans tes yeux, c'est bon pour toi, pour nous. Est-ce qu'elle réunira ? Je ne sais rien, nous verrons "

ΡΘΙȘΘƝ sourit, elle avait changé en effet elle semblait plus calme, moins sombre comme si l'esprit avait pris une part de cette noirceur en elle. Elle sort les plantes qu'a donné Ash de la bourse à ceinture "comment je dois procéder?"

Ash'een'aali  fait mine de piocher les plantes au creux de sa propre paume et de les poser sur sa langue, pour macher longuement et déglutir ensuite " N'aies pas de crainte, yebo ? La plante t'aidera juste à voir différement "

ΡΘΙȘΘƝ  porte les plantes à sa bouche avec hésitation, vu ce qu'elle a vécu avec l'iboga ca lui fait quand même peur, mais elle a confiance en Ash. Elle marche le végétal en recueillant le suc puis déglutit. La mamba hoche la tête "je vais sentir la jungle, communier avec elle?"

Ash'een'aali  acquiesce distraitement, elle contourne un arbre en effleurant l'écorce sur tout le pourtour " Tu vas ressentir ce qu’elle sent.. ce que chaque chose sent. C'est juste une façon différente de voir. Les sons, les odeurs, ceux qui sont là mais sans que tu leur prêtes attention d'habitude "

ΡΘΙȘΘƝ ferme les yeux et se met à toucher ce qui l'entoure. Ses doigts effleurent une branche, puis les feuilles, elle commence à ressentir la sève qui monte dans l'écorce, la vie qui palpite à l'intérieur de chaque cellule, les sons sont plus forts, plus clairs. Elle continue son exploration tactile venant glisser son pouce sur les rochers, commençant par celui ou Ash se trouvait." je sens des vibrations, comme un cœur qui bat"

Ash'een'aali sourit, elle se rapproche de Poison, chaque pas imprimé dans ses traces et d'une voix susurrante " Laisses son esprit te guider Sisi, je ne serai jamais loin "  L'esprit a choisi Poison pour lui offrir sa demeure future, la Sangoma resterait avec elle, à peine en retrait, une ombre bienveillante et protectrice.

ΡΘΙȘΘƝ rouvre les yeux commençant à marcher le long de l'amas rocheux, ses doigts glissent sur chaque aspérité, sur chaque petit éclat de roche. Elle perçoit plus consciemment les flux électrostatiques dans la roche, comme si elle pouvait entrer à l'intérieur. Elle prend le temps de ne pas se tromper sur ces sensations, venant s’arrêter sur chaque rocher pour bien en prendre les mesures. Elle s’engouffrera dans la jungle vers le temple, refermant les yeux à chaque halte.

Ash'een'aali avance à la suite de la Wanawake, se frayant elle aussi un chemin dans la végétation, entre les rochers avec une agilité naturelle. elle surveille chaque pas de Poison, chaque mouvement subtil de son corps et se rassure de la voir plonger si aisément dans ce qui l'entoure comme si elle y était attendue impatiemment.

ΡΘΙȘΘƝ s'arrête soudain devant une roche tout près du temple à ses pieds, elle prend toujours ce temps venant faire couler la pulpe de ses doigts sur chaque partie de la roche, elle se couche presque contre la roche venant y poser son oreille tout son corps en épousant sa forme. La mamba respire paisiblement, le voyage des plantes semblant la connecter avec son environnement. "ni yeye, mimi kuhisi (c'est elle, je le sens)" dit elle faisant silence un instant avant d'affirmer "sanamu, roho mama (la statue, l'esprit mère)"

Ash'een'aali si fige quelques ihns comme si le temps se cristallisait. Elle rejoindra la Wanawake, observant  le bout de rocher élu. A son tour elle s'en approche, aplatit les paumes sur la surface granuleuse et la frôle avec respect, une certaine tendresse qu'elle reporte furtivement dans un effleurement sur l'épaule de Poison " Sangoma est fière de toi, Wanawake. Je t'ai entendue dire que les esprits ne te parlent pas, à toi. Mais tu sais les écouter bien mieux que beaucoup d'autres "

ΡΘΙȘΘƝ rouvre les yeux, elle garde constamment les mains sur la roche comme si elle n'arrivait plus à s'en détacher, elle sent ce magnétisme, et sourit à Ash pour son beau compliment "demain je commencerais à la tailler si tu es d'accord avec mon choix, comme ça ça sera plus facile pour les kuime de la transporter dans l'endroit ou elle reposera. C'est un grand honneur pour moi, j'espère que les esprits en seront contents"

Ash'een'aali écrase entre ses mains une capsule épineuse et sèche qui s'ouvre en deux. Elle s'enduit les doigts de la cire poudreuse d'un beau rouge vif qu'elle contient pour marquer de sa protection le rocher désigné, la tête penchée elle tente déjà de deviner les courbes à naitre dans la pierre " Sois sure qu'ils le seront, demande aux Jang'Kas toute l'aide qu'il te faudra "

ΡΘΙȘΘƝ observe le geste de sa sœur qui approuve son choix et marque la roche, elle l'observera avec attention faisant le schéma de la future statue dans son esprit, elle rêvait beaucoup de sa construction ces temps ci "tout les jang'ka participeront, je souhaites que cela fait en groupe, pour tout la tribu est mis sa pierre à l'édifice. "

Ash'een'aali rougit ses doigts à nouveau et barre son visage du pigment, d'une tempe à l'autre en couvrant ses paupières qui clignent frénétiquement quelques ihns. Sitôt que la statue prendra forme elle la verra insufflée de vie, elle le sait déjà. elle s'éloigne à peine quelques ihns , le temps de choisir une fleur magnifique au parfum capiteux, envoutant qu'elle accrochera dans les cheveux de Poison si elle la laisse faire. Elle se réjouissait de la voir belle et souriante à nouveau. "Yebo, ce serait mieux si chacun veut bien aider, ils feront ce que dit leur moyo "

ΡΘΙȘΘƝ se détache avec difficulté de la pierre laissant sa soeur orner sa chevelure d'une fleur colorée, elle qui ne jurait que par le noir y voyait un symbole de changement, comme si la couleur venait s'inviter dans sa vie "j'ai hate que vous sachiez mon vrai nom, c'est ma mama qui l'a choisit. Il est si éloigné de Poison"

dimanche 20 décembre 2015

Annonce du départ


Ha'Ka'n sonne pour rassembler les Jang'ka autour du feu !

Al 'Кα avançait vers le feu de camp et après les premières instructions données a l'Imani décidait d'appeler la meute entière.  Le visage se fermait .. on voyait que l'annonce n'allait pas être simple. Un sifflement strident résonnait dans le camp, percutant les palissades et en écho a Hak'an appelait la meute à se rassembler.

ΡΘΙȘΘƝ sursautera aux deux sifflements coordonnés lâchant son travail pour s'approcher du feu et écouter.

Nadja n'avait jamais entendu ce genre de sifflement, et voyant tout monde se diriger vers le feu, s'y avance à son tour.

Kat'An approchais du feu de camps, au sifflement double qui résonna; Flanquant 'hak junior' dans son dos de sa main libre. Il contournais pour venir se gluer à un flanc de son i'mota, voyant Poison libre, enfin, et attendant sagement que les alpha annonce le pourquoi du rassemblement

Sumanitu Tanka: Hou Jang'ka

VᾋĿᾋƝƉὛĿ s'inquiète d'apprendre que même avec lui sa soeur serait perdue... était-il égoïste pour préférer endurer son tourment que de la savoir en paix de peur qu'elle l'abandonne, car il fallait bien l'avouer elle était comme un dernier contact avec les siens malgré lui, il entend siffler et se demande ce qui se passe, il regarde la sangoma ne sachant pas si elle sera apte à aller voir au camp ce qui se passe à cet appel qui semble important

Ha'Ka'n saute sur un des rochers s'installant en repliant les jambes sous lui. Il lorgne l'arrivée des jang'ka, les pressera même quand il en verra trainer...le moment était important...une fois tout le monde la, il laissera la parole à Al'ka, après tout il était le plus ancien Inkosi, le plus réfractaire a ce qui allait se dire, et que finalement, en dernier recours ils s'étaient décidés de concert à annoncer "A toi upendo..."

Nadja: "Hou Akicita" lancera t-elle à Tanka, doucement, avant de se concentrer sur les deux Inkosi;

Galatée suit Tanka de près, et s'installe à nouveau devant le feu, après avec balayé du regard la tribu, réunie au complet et avoir salué chacun d'une inclinaison de tête. "Hou, Jk", dit-elle en s'asseyant, ressentant par toutes les fibres de son être la tension, palpable, de ceux qui l'entourent.

VᾋĿᾋƝƉὛĿ arrive avec la sangoma au moto et regarde le rassemblement en disant d'un ton irrité légèrement "hou"

Ash'een'aali rejoint le feu et se faufile dans la foule qui l'entoure pour se rapprocher de l'akicita " Hou Jang'Kas"

ΡΘΙȘΘƝ reste discrètement en retrait venant se décaler pour ne gêner personne, elle reste debout ayant bien trop stagné en mode cul par terre depuis quelques jours. Elle était propre grâce à Sa'afi et se jettera pas à la flotte écoutant silencieusement après un "hou" aux arrivants.

Al 'Кα a toujours aimé annoncer les bonnes nouvelles.  Il vient se surélever également, faisant face à Ha'kan pour encadrer finalement le groupe qui se rassemble peu a peu . Les mots semblent hésitant et il détourne un instant le visage vers la jungle " Jang'ka .. nous ... " .. Voila .. il sèche .. comment annoncer ce genre de choses sans ruiner tous les espoirs du groupe . Sa main vient chercher le crane planté sur une lance qui borde le feu de camp , le décollant du bois dans un bruit un peu glauque pour venir le tenir a bout de bras .  Ce truc était un de leurs symboles .. les restes d'un sacrifice par le sang quand ils étaient arrivés ici.  Il viendra avancer avec le crane en main et d'un pied rageur frotter le sol pour soulever une nuage de poussière qui étouffe le feu.  Dédicace à Kat'An pour le second round où un nouveau nuage vient assommer les flammes et manque de le détruire ... il tourne autour du feu de camp et dans une troisième secousse vient cette fois recouvrir les restes de feu d'une poussière épaisse.  Il résume avec le crane tourné vers tous " Schendi ... ne veut plus de nous ... nos actes ...n'ont pas honoré ceux qui protègent ces lieux .. nous n'avons plus de Nyama .. notre eau ne nourrit plus les M'totos .. il nous faut trouver .. un autre refuge ... "

Ha'Ka'n les salue tous, presque un à un, cherchant dans les regards l'assurance que tous comprenaient...l'instant était grave, ce qu'ils avaient à annoncer tout autant

Ąτsєм avait été ameuté par l'attroupement autour du feu , et c'est discrètement enfin si l'on excepte le Zad crucifié qu'il trimbale sur son dos , qu' il se fera pièce rapportée de l'assemblée .

Kat'An tiquait en voyant le geste d'Al'Ka. Le FEU Bordel !! C'te feu qu'il maintien allumer, qu'il dorlote en cachette même durant les nuits ! LE FEU ! P'tain quoi ! Un couinement dans son dos lui indiquera qu'il a resserrer bien trop l'étreinte sur Ha'K junior et, sous les dernier mots de l'inkosi, il viens prendre place près de Ha'Ka'N pour murmurer bassement : " J'ai trouver ce que tu as demander." Au moins ça ! Parce que là... Le feu... Le symbole de vie, d'espoir... Les flammes... Pouf ! Éteinte !

Ash'een'aali se laisse tomber plus qu'elle ne s'assied, séant dans la poussière et cherche un appui contre les jambes de Tanka. Ses yeux se voile et un soupir fébrile quitte ses lèvres. Du corps abattu transpire pourtant un certain soulagement. Ces mots, elle les attendait, elle les espérait depuis un certain temps déjà, c'était à son oreille tout l'inverse d'un espoir perdu, une libération annoncée .. une paix retrouvée et la seul demande qu'elle pourra formuler ne se fait pas attendre " Quand ? Inkosis ? "

Ha'Ka'n répondra à la question de Ash, l'air aussi morose que son complice, un "Demain" franchira difficilement la barrière de ses lèvres serrées

VᾋĿᾋƝƉὛĿ se pétrifie de voir l'inkosi lui même venir étouffer le feu, et d'en voir alors les cendres ce soulever pour étouffer les flammes, non sans lui rappeler son songe où les larmes de sa petite soeur transformait les sol et plantes en cendres de mort.... il relève vivement son regard sur Al'ka et comprend que l'inévitable était arrivé, il fallait bien se rendre à l'évidence que ce n'était plus viable et que la tribu en dépendait. il ne dit rien mais son regard ferme en dit long pour lui... il attend alors les ordres et consignes

ΡΘΙȘΘƝ avait prévu cela depuis qu'elle avait passé ces jours entiers murée dans sa jungle qu'elle voyait dépérir petit à petit, elle avait cherché des réponses avec l'iboga, en vain. Bah les esprits, ils lui parlaient pas a elle c'était certain. Elle hochera la tête venant s'appuyer sur le rocher son regard sur ce feu ya si peu de temps vivace qui était éteint, tout un symbole pour les mambas.

Sumanitu Tanka récupère le bébé singe qui s'accroche à son arme et s'installe pour pouillé sa tête, sa femelle en approche il se colle à elle et la frôle subtilement, le geste de l'Inkosi marquant la fin de ce campement, vient carrément casser l'ambiance qui n'était déjà pas au beau fixe ces derniers temps, le visage marqué par la fatigue de crapahuter à des kilomètres pour trouver du gibier fixera les braises encore fumante en repensant quand même à tous les bons souvenirs de cet endroit

Al 'Кα déglutit , observant les derniers volutes de fumées emplir ce lieu si symbolique .  Outre le doudou de Kat'an , ce feu était le symbole de paix et de calme dans le feu de camp . ON l'entretenait nuit et jour pour indiquer aux Mambas que tout allait bien dans le camp , on l'éteignait quand on sentait un danger pour qu chacun se tienne sur ses gardes .  Quand y réfléchissait bien ,  ce feu ne cuisait plus aucune viande mais chauffait des restes de légumes et de plantes qui ne les nourrissaient plus .. Le Moto ... le centre de leur refuge ne devait plus bruler et il détournait son visage de celui ci . Il reprenait dans la foulée de Hak'an , le complétant " Le temps de chacun de rassembler ce qu'il pourra transporter . Les Imani .. les Pledges devront prendre les choses les plus utiles au camp . Les Askaris ouvriront la voie vers l'Est , zone qui nous permettra de nous rapprocher du grand Ost traversant le Schendi ... son eau apportera le gibier .  * il montrait de nouveau Nadja " Kikes .. prenez de quoi nourrir le camp , cette nuit sera celle ou vous sacrifiez tout ce qui n'est pas nécessaire .  Fuhr .. bijoux , objets inutiles restent ici .. Les Inyanga devrons laisser les plantes .. prendre que ce qui peut servir au camp et utiliser chaque oeil , chaque force pour aller en chercher de nouvelles pendant la route a chaque demande de soin . "

Kat'An n'avait, étrangement, pas envi de partir, maintenant que les faits étaient annoncé pour de bon. Il avait pourtant vu un lieu plus accueillant, et il était pourtant habituer à une vie de nomade. Mais c'était sur ces terres, qu'il avait trouver une nouvelle famille, de nouveaux frère, de nouvelles soeurs. Et il avait fini par oublier ce camps recouvert de cendre, si loin dans le nord. Il secoua la tête pour chasser l'image qui malgré tout venait ressurgir d'entre les brumes et se rehaussa. C'était pour le bien de tous, après tout. Nul place pour les ressentit individuel quand le bien de l'ensemble primait sur le reste. Le convoi s'organisais et tous devrait mettre la main à la pâte pour charger l'utile et le nécessaire.

Ąτsєм arrivait comme un cheveux sur la soupe , avec un train de retard en essayant de suivre le fil de ce qu'il se passe , mais a en voir ce qu'il reste du Moto l'heure est grave . Il avait aussi été témoins de choses ne présageant rien de bon comme le cimetière de poisson qu'il n'avait pas ébruité auquel il repensait alors le regard agar l'air absent  . Ensuite au détours du discours il comprit qu'ils devaient plié bagage lui qui venait tout juste de prendre ses marque et ses repère décontenancé a l'annonce de l'exode imminent , lui faisant affaissé les épaule l'air abattu avant de se ressaisir en essayant de relativisé  ... heureusement il était venu avec le strict minimum vital.

Galatée capte quelques bribes du discours de mighty inkosi, comme il s'était présenté. Et tous les autres mots qui lui échappent, elle les interprète dans ses mimiques, sa posture. Ce qu'il y avait de bien, avec l'inkosi, c'était que c'était genre l'italien des mambas: il parlait plus avec des gestes qu'en schendien. Ca lui allait, à Gala. Un frisson lui traverse l'échine quand elle comprend ce que les inkosis leur annoncent via ce symbole fort qui est l'extinction du feu. Le feu étant, aussi, le symbole de la connaissance, puisqu'il éclaire les ténèbres, elle comprendra aussi par là que les temps futurs leur seront durs...loin de tout ce qu'ils connaissent. Nouveau camp, nouvel environnement...nouvelles facultés à développer. Elle jette un oeil par delà la grille, pestant contre l'absence de son homme qui se débrouillait toujours, en bon mâle, pour ne jamais être là quand on avait besoin de lui!

Ash'een'aali porte sur elle à peu près tout ce qu'elle possède et qu'elle ne voudrait pas laisser derrière. Un regard un peu morne tout de même vers le feu éteint. elle s'en sentait quelque part un peu coupable mais la promesse d'un meilleur avenir elle l'avait vue. Partir était la chose à faire, pour la survie.. pour suivre le chemin qui leur est destiné. Sa joue frotte doucement contre la peau de l'akicita, elle cherche au contact la force et le réconfort.

Al 'Кα: Jang'ka .. nous ... * le revla qui hésitait et qui décidait de rassurer le groupe " Le Schendi nous a plusieurs fois donné des leçons .. plusieurs fois montré par ces signes que nous n'étions pas encore dans ce qu'il attendait de nous ... Chaque fois .. chaque fois notre clan a grandit .. il apprit a s'adapter a un nouveau territoire .. il a trouvé du gibier .. il a rassemblé les siens et il a su reprendre de la force .  * il montrait le feu de camp désormais ETEINTTTTT et envolé  et les palissades autour d'eux " Ici ...n'était rien ...  ici n'était que ruines d'une civilisation ...  nous n'avons jamais écouté les symboles dans ces murs détruits .. nous avons construit ce camp .. ces huttes , ces passerelles dans les arbres et nous en avons fait notre Pakiti ( famille )  ,  nous recommencerons car nous sommes une meute "

VᾋĿᾋƝƉὛĿ réfléchit déjà à quoi emporter, il avait pensé direct aux armes, aux matériaux pour la suivi dans un voyage d'exil... aider éventuellement à porter des choses lourdes au besoin vu sa carrure. il est songeur... très songeur, il regardera en coin la sangoma puis al'ka, il aura une pensée pour la m'wana qui doit être en train de dormir le ventre vide, amaigrie, près de ses m'totos. ils devront surement rassembler des outils pour la reconstruction, en tout cas les plus solides et utiles.

ΡΘΙȘΘƝ fronçait son nez quand l'inkosi parlait des bijoux et des fuhr, son précieux travail n'allait pas rester ici, cha cha, elle le ferait porter aux inahan même si en crevaient de chaud. Sa boite ne restera pas là, elle pensait déjà a rassembler les deux boites en une seule pour le transport mais jamais elle n'abandonnera ce qu'elle avait mis des jours et des jours à faire. Faire des paquets et tout emballer soigneusement. Elle regardait le camp dans son ensemble ou ils avaient passé de nombreuses années, vu grandir Mee'rah et achak...Une vague de nostalgie la prit soudain, même si ce n'était pas le premier camp dans lequel elle avait habité, elle avait quitté celui de son père et vécu le premier déménagement avec la meute.

Sumanitu Tanka allait devoir déterrer quelques nonos quand même avant le départ, il avait déjà commencé...Autant il avait de bons souvenirs sur ce territoire, autant il ne supportait plus de le voir se vider de la vie, c'était comme si ils vivaient dans un cimetière, même les oiseaux avaient volé au loin, le départ était une bonne décision et ils trouveront certainement un endroit idéal pour s'installer de nouveau, il restera silencieux caressant la peau de sa femelle qui cherche son contact

Ash'een'aali un sourire discret pour son akicita, elle étire le bras jusqu'aux cendres déjà tiédies pour y plonger la main. Elle en marquera son visage, ses bras ..son ventre. Le temps venait de se suspendre et reprendrait son cours quand elle verra un autre feu naitre. elle cherchait sur chaque visage les émotions décelables" Pakiti si msingi . Ni damu , na kumbukumbu. Hii ni nini sisi kuchukua , na wataishi Jang'Ka" (La meute n'est pas la terre. C'est le sang, et la mémoire. C'est ça que nous emporterons, et les Jang'Ka vivront)

Kat'An se redressais lentement, toujours flanquer sur le flanc de son i'mota et la main droite dans son propre dos pour garder cacher le ptit 'hak junior'. " Cet endroit, ce feu, n'était rien d'autre que la représentation visuel de ce que nous portons tous en nous, de toute manière." Laissait-il finalement entendre, en captant des airs nostalgique ou anxieux, par-ci et là. " Unis, nous reconstruirons ailleurs, sur une terre que nos erreurs ne souilleront pas, et les souvenirs voyageront avec nous. Partir, c'est offrir la possibilité à cette terre qui nous a accueillit, de se renouveler et renaître." En schendien. Il concluait quand même avec un dernier regard sur les cendres du défunt feu. Partirait peut-être avec un charbon de ce feu, pour rallumer le nouveau ailleurs.. Ou pas. Bref, peu importe.

Al 'Кα frappait soudainement dans ses mains , marquant ainsi le départ et surtout déclenchant il l'espère les réactions chez chacun .  Il veut revoir les sourires animer les visages et les éclats de rire résonner parmi eux .  Il vient d'un " Ujasiri wangu marafiki, sisi ni Jang ' ka , hakuna kitu kuharibu sisi [ Courage mes amis , nous sommes Jang 'ka , rien ne nous détruit  ] Il viendra lever le poing vers les hauteurs et hurler un" AYAYAAYAYAYA " qui a toujours été symbole de victoire ou de joie .  Son visage s'illumine d'un sourire ,  il prends ce malheur pour un challenge que chacun devra relever et il lance les choses come un jeu ,  tournant les talons pour se diriger vers sa hutte " Je veux moi même détruire ce que j'ai construit .. ne rien laisser a ces terres mortes ... je ne laisserai aucun plaisir a ceux qui fouleront ces terres ensuite ..  * il est déjà vers les escaliers menant vers le haut ,  on voit a son début de course qu'il défie chacun d'aller minimiser les traces de leur passage ,  fabriquer est cool mais ne s''amuse t on pas de tout casser en quelques heures des trucs construits en plusieurs semaines .. bah si si si * gosse dans l'âme *

Ąτsєм une fois le speech achevé et les membre de la conférence  commencent a rassemblé leurs effets personnels , Atsem s'entacha d'aller cherché le peau de larl que Poison avait commencé a lui tanné en prenant tout le nécessaire . Il allait pas tout recommencer a zéro , ah ca nan  ! Et il impacta le tout dans un baluchon qu'il jette alors par dessus son épaule et de l'aile du rapace carnassier .

VᾋĿᾋƝƉὛĿ criera d'unisson avec Al'ka car il voyait ce 'déménagement' comme un renouveau, la chasse devenait impossible et apprendre à chasser sans gibier était devenu très lourd, et voir les kikes se priver pour être sur que les m'totos du camp ne manquent de rien, tout cela sera alors un mauvais souvenir il brandira le poing vivement en l'air en criant " jang'ka!!!!" avec une fierté sans fond!!!

Galatée ne résiste pas à poser des mots sur son souci majeur: "Inkosis", fait-elle d'une voix un peu fébrile, pour attirer l'attention des deux chefs, pis elle lève la main dans un réflexe enfantin d'élève qui demande la parole aux maîtresses, "zin'ka nje ya uwindaji ((Zin'ka parti chasser)), s'il ne revient pas avant notre départ, qui lui indiquera où nous sommes?"

Sumanitu Tanka lève son bras "Ayayayayaya Jang'ka !!!" hurlant pour que sa voix résonne contre les hautes pierre qui entourent le camps, boosté par son cri de guerre, il n'a qu'une hate... détruire le makazi et pourquoi pas faire un grand feu de joie pour la nuit sur la plage

Al 'Кα: Des Askaris s'assureront que chacun trouvera la route  * ils 'adressait a Gala * fais confiance a l'instinct des nôtres .. une meute n'abandonne jamais un des siens .

ΡΘΙȘΘƝ aura du mal à exploser de joie vu les paroles de Al'ka à son encontre, elle avait toujours ce poids sur ses épaules, lourd a porter mais qu'elle tentera d'assumer à nouveau, il ne fallait plus craquer, plus de seconde chance. Elle commença à s'activer pour réunir les affaires donnant des ordres aux inahan afin que tout se mette en mouvement.

Ha'Ka'n saute au bas du rocher, le poids de la décision prise en commun avec Al'ka lui pesait, mais ils n'avaient pas le choix, rester c'était mourir et le clan devait survivre ...il allait en profiter pour larguer au courant du haut de la falaise les trucs inutiles qu'Al'ka engrangeait depuis des lunes....hop à la baille ni vu ni connu ! "Sala Kahle tribe ..."

Sumanitu Tanka: Sala kahle Inkosi

Al 'Кα va vite aller sauver ses affaires " Sala Kahle Tribe! "

Galatée hoche la tête, pour Al'ka, mais sa raison rechigne à se laisser aller une assurance qui ne repose que sur l'instinct du pledge mentionné. Alors, forte de ses propres croyances, et nourrie du conte du Petit Poucet, elle se prépare à laisser une piste, pour zin'ka, une piste émaillée de symboles, puisqu'il ne sait pas lire le goréen.

Kat'An pivotait vers les hauteurs du camps, en haussant la voix quand même pour informer : " Si vous avez besoin d'aide avec vos chargement, n'hésitez pas ! " Pour sa part, il avait que ses armes a emmener. Alors pouvait bien transporter quelque chose en plus. " Lala Kahle, inkosi." Saluait-il au passage, devinant que les alpha allait dormir un peu avant le jour J.

mercredi 29 avril 2015

Sauvetage en camp ennemi

ΡΘΙȘΘƝ  aura suivi Kun sur la route menant aux régions sud du schendi, Waki et quelques banka avaient fait également le voyage, le convoi solidement armé avançant dans la jungle assez rapidement. Cherchant un campement dans le coin, Wakiza habile et observateur, avait repéré des ruines entourés de pics qui leur serviront de refuge pour les nuits qu'ils passeront à finaliser le plan. Poison est anxieuse, elle a peur de retrouver les siens mort, mais les contacts de son cousin qui les rejoignent sur les lieux la rassure en disant le contraire. La troupe s'installe donc dans ce petit espace sécurisé, et waki fait du feu.

Wakiza  ramasse du petit bois l'entasse, glisse de l'amadou, et prend ses pierres à feu
Wakiza  les frottent l'une contre l'autre, rapidement l'amadou ce met à fumer, souffle délicatement dessus, pose quelques brindilles et les flammes jaillissent.

ΡΘΙȘΘƝ  pose les provisions et bota d'eau qu'ils ont emmené, venant faire un tour d'horizon des lieux, elle fera une ronde se faisant discrète afin de repérer les alentours du camp des Awons. Leurs sentinelles rodent, tandis que leur hunter partent la chasse. Elle reviendra vite sur les lieux qu'ils ont choisi pour bivouac se tournant vers Wakiza.."j'ai vu des cages mais je ne me suis pas approché frère...il faudrait fabriquer des déguisement afin que vous vous fondiez dans la végétation"

Wakiza se relève, et tous ces sens en alerte, il regarde , écoute, renifle, cherche à sécuriser le camp, tourne autour, ce sera parfait pour se défendre. Renifle sent le gibier, se lèche les lèvres instinctivement , il écoute sa sœur, "yebo je vais aller couper du feuillage, et s'en couvrir le corps" reste prudent, ses yeux scrutant la jungle prend sa dague et vas chercher du feuillage.

ΡΘΙȘΘƝ  acquiesce, elle connait la débrouillardise de son frère, et ses yeux de herlit qui sauront les préserver d'éventuels ennemis. "je vais voir si je peux cueillir des baies pour donner à manger aux askaris banka, ils doivent bien se nourrir pour un éventuel combat...tu crois qu'il se ra possible de chasser sans se faire repérer?"

Wakiza  connait le shendi son passé avec les talunas, ressurgis plutôt débrouillard elle le laissait gambader pour la chasse, et ce coin il le connait, "yebo ici les jungles sont riche, mais nous devons aussi être vigilent, des ennemies peuvent venir, j'irais chasser, essaie de trouver des baie de Acia, sur des palmier, eux extrêmement nourrissante , riche remplace même la nyama " dis cela en coupant des feuillage commence à ce faire un pagne avec.

ΡΘΙȘΘƝ hoche la tête ses yeux filant déjà sur les hauteurs afin d’apercevoir les fameux palmiers dont son frère parle. Elle reste prudente sachant très bien que les Awons scrutent la jungle pour la chasse ou la sécurité, et les mambas sont sur leur territoire de chasse alors ils devront redoubler de prudence. Wakiza et Kun commencent à fabriquer de quoi se camoufler pour tout les banka qui ont survécu au massacre et qui sont la pour sortir les captifs de là. Kun rassemblera des branchages pour garder le feu en vie, et des feuilles et Waki fabriquera les habits qui les feront fondre dans la nature. Quand à Poison, elle ira cueillir des baies, et du miel dans la ruche qui se trouve près de leur camp de fortune.

Wakiza  coupe des feuillages, il a vite fait de se faire un pagne, avec du rep vines, en fabrique un aussi pour sa sœur, accroupi, il travaille mais ses yeux scrutent la jungle, ses oreilles écoutent, s'habitue au son cherchant à bien les connaitre, pour repérer le moindre danger. Rapidement se recouvre de tas de feuillages pour se confondre avec la nature ambiante , fait le tour du camps provisoire , mais montre à Poison et Kun, les feuillages pour que eux aussi se camouflent.

ΡΘΙȘΘƝ  ramène un gros panier d'Acia, le déposant à l'abri dans un coin sec, elle ne manquera pas de suivre ce que font Kun et Waki, ce dernier leur montrant de grosses feuilles qui serviront aisément de camouflage. Elle sourit à son frère qu’elle admire pour sa débrouillardise même si elle reste inquiète pour lui. Les Awons font résonner leurs tambours, et la jungle n'est pas toujours un lieu sécurisant. Ils entendent parfois aussi des sifflements, les banka venant sécuriser le périmètre sans se faire repérer en posant des pièges un peu partout autour de leur camp.

Wakiza tout en faisant le tour du camp provisoire, fait attention à toute trace au sol, où autour de lui, même le simple petit végétal cassé ne lui échappe pas, il sait que au mieux un gibier, mais peut surtout être le passage d'ennemis, et la pose de pièges, . Dresse l'oreille entend les tamtam au loin dans la jungle, mais cela le rassure, en même temps, si eux résonnent, les ennemis sont loin, et ces sons ne sont pas des sons de guerre ou chasse du moins pas encore.

ΡΘΙȘΘƝ agence le camp mettant de grandes feuilles sur les cotés pour qu'il paraisse invisible, elle se prépare aussi mentalement à rentrer dans le camp des Awons pour faire diversion, elle expliquera en schendien aux banka le plan..."je vais entrer et proposer une négociation ..vous vous approchez discrètement et repérez l'endroit ou se trouve les cages, vous tuez tout les awons alentours en mode furtif, puis vous libérerez les captifs en espérant que mon père y soit...puis quand ils seront sortis de la, vous pourrez exterminer ces sleens.." Son discours est teinté d'une grande haine, elle est repartie comme dans son passé, son père l'ayant formée à la guerre. "Kun et Waki dirigeront le combat"

Wakiza a repéré une laine autour du camp, il lève les yeux et aperçoit une terrasse faite de bout de bois , le lieu est fréquenté , des traces de pied au sol témoignent de présence récente, . Il écoute sa sœur, hoche la tête , machinalement vérifie le tranchant de sa dague, 'parfait, la lame, fine et tranchante à souhait, ils n'auront même pas le temps de crier, se parle dans sa tête , toujours au aguets, ne dit mot, juste un regard vers Poison, elle pourra comprendre qu'il a comprit, verras Kun en faire autant,. Ne se met pas debout plutôt marche les jambes fléchies et silencieusement, ne veut pas se faire repérer.

ΡΘΙȘΘƝ  se prépare tant qu'a elle à affronter le regard des Awons, certains d'entre eux voulant en faire leur kike, elle se lissera les cheveux, se parant de bijoux féminins. L'araignée se fait belle pour faire plaisir à leur chef, elle ne manque pas de se parfumer et paraitre assez féminine même s'ils aimaient le coté indomptable de la kike. Elle s'assure que tout le monde a compris le plan, laissant Waki et Kun gérer l'attaque, ayant totalement confiance en eux. Elle s'inquiète de l'état de son père..elle a peur de le voir mort, comme elle a pu le vivre avec sa sœur. Mais elle doit essayer coute que coute, même au prix de sa vie.

Wakiza a tout compris du plan de sa sœur, lui adresse un sourire en la voyant se pomponner, la connait bien, la kike kuime, elle peut se faire la plus belle, pour divertir l'ennemi, et mieux comme l'araignée croquer sa proie, dure et sans aucune pitié . Il attendra l'ordre de sa sœur, pour partir, et a un regard sur Kun qui met la même motivation, pour aller délivrer le père de Poison. D'un regard tient à la rassurer, il lui ressemble aussi, et sa main ne tremblera pas lorsqu'il ira trancher les gorges.

ΡΘΙȘΘƝ sourit à son frère ajustant la coiffe sur sa tête couvertes de fleurs du schendi. Elle se lave soigneusement, se préparant à ce que les Awons soient attirés par la beauté de la Wanawake. Le fils du chef était un de ses prétendants mais elle l'a toujours rejeté, jusqu’à que ça finisse en guerre. Le père de Poison ne voulait pas céder sa fille à quiconque, il voulait la garder auprès de lui quitte à exterminer toutes les tribu alentour. Il avait fortement changé depuis la mort de Nilaja, devenant encore plus cruel et sanguinaire, ne comprenant que la mort et la destruction. Elle ajoutera la touche finale se tournant vers le camp au loin. "soyez prudents" dit elle à Kun et Waki.

Wakiza  dresse l'oreille, "soeur hatari"

ΡΘΙȘΘƝ se tourne entendant son frère mettant la main sur son arc.."yebo?"

Wakiza prend son arc en main, il a bien entendu un bruit suspect mais qui s'éloigne, se retourne vers Poison " tu es parfaite" . Il est prêt a partir, laissera sa sœur les guider vers le camp, en mode furtif, se dissimulant dans l'épaisse végétation, connais sa tache, " sœur, si toi prête moi aussi " lance un regard vers Kun pour savoir si lui aussi prêt.

ΡΘΙȘΘƝ pose une main sur l'épaule de Waki hochant la tête, elle est prête. La mamba emboitera le pas naviguant seule vers le camp Awon, elle laissera le groupe d'askaris furtifs en retrait dans son dos..tandis qu'elle se rapprochera inexorablement de leur camp, jusqu’à arriver à leur porte. Le stress monte, mais elle ne veux pas le laisser la submerger, et fait résonner la cloche pour signifier sa venue en paix, les gardes sur les remparts l'ayant déjà repéré. Un immense mamba, arc à la main zieute la kike la désignant de son doigt..."
nyama wewe ni nani na kwamba wewe kuja moja katika awons (qui es tu nyama, et que viens tu faire seule chez les awons)" . Le ton est des plus agressifs, il ne la reconnaitra pas. La wanawake lèvera son menton fièrement, se présentant comme la fille de l'inkosi Banka, et elle sollicitera un entretien avec leur chef. Le garde se mettra à rire à gorge déployée.."wewe tu kutoa mwenyewe? au kuona baba yako kuwa nitafanya kama sleen (tu viens te livrer? ou voir ton père se faire exécuter comme un sleen)" Pendant ce temps, l'akicita jang'ka se tapit dans les feuillages pour approcher et repérer les cages.

Wakiza a profité de tout ce moment s'est barbouillé le corps avec des terres noires et vertes pour mieux se dissimuler . Se faufile dans la végétation épaisse, avec son frère sans quitter des yeux sa sœur, parti devant prend sa dague la met entre ses dents, . Se glisse en silence, avec Kun, se rapprochant du camp, parfaitement calme, fait un signe de main à Kun, de ne plus bouger, se tapit sur le sol, calme, toute son âme d'askari fait surface, il attendra le moment idéal pour trancher la gorge de ce garde, mais préfère patienter, pour ne surtout pas mettre en danger sa sœur.

ΡΘΙȘΘƝ  reste impassible à la menace non déguisée de ce garde, qui sera bientôt mort par ceux qui sont cachés derrière. Elle se tend, venant montrer ses attributs féminins lui répondant froidement en schendien.."Napendekeza bidhaa ili inkosi yako mwanawe covets yangu, na ingawa atakuwa na mimi badala ya uhuru wa watu wangu (je viens proposer un troc à ton inkosi, son fils me convoite, et bien il m'aura en échange de la liberté des miens). Son regard émeraude plonge dans celui du garde, elle essaie de le charmer comme elle le fait avec tout ceux qui croisent sa route. L'askari semble hésiter et descend des remparts pour fouiller la mamba, il pose ses paluches sur elle lui retirant ses armes une à une, puis enlève tout ce qui pourrait être dangereux. Il en profite d'ailleurs un max, mais l'araignée ne bronche pas se laissant faire le défiant du regard.."kati ya Kike, nami kuzuia aliwasili inkosi (entres kike, je vais prévenir l'inkosi de ton arrivée)" dit le gardes en pelotant une dernière fois la mamba. Elle pénètrera dans le camp jetant un dernier regard aux siens en retrait puis se dirige vers la hutte de l'inkosi Awon.

Wakiza gronde en silence, ne supporte pas de voir sa sœur se faire palper ainsi mais ne bouge pas, il sait qu'il faut être patient, mais ce garde périra en premier de sa main il l’égorgera . Reste tapis dans la végétation, silencieux comme son frère, ils ne les ont pas vu, ni remarqué, il a malgré tout un frisson de voir sa sœur désarmée, maintenant le sait son frère et lui sont ces seuls sauveurs, mais elle sait qu'elle peut compter sur eux, en profite pour regarder les alentours du camps, compter les gardes, sachant que la connaissance du terrain est primordiale la précipitation les mèneraient à une mort certaine.

ΡΘΙȘΘƝ  scrute le camp dans sa totalité, repérant également les gardes qui la matent sans vergogne, mais la mamba reste fière se sentant nue sans ses armes, elle marche suivie d'un garde vers la hutte ou elle aperçoit l'inkosi Awon assit sur son trône fait d'os, et à ses cotés son fils d'un coté et sa kike d'une beauté sans pareille. Elle essaie de paraitre calme insensible respirant doucement. Le fils de l'inkosi la fixe d'un sourire pervers, il a attendu ce moment depuis si longtemps qu'il en jubile. L'inkosi Awon est plutôt calme, il lorgnera sur Poison tout en mangeant de la nyama fraiche. "wewe kuja hapa kwa sumu baba yako alisema wewe d kushoto banka, na wewe alikuwa na kuwa pengine wafu sasa kwamba ni. Alionyesha upinzani ajabu, mateso hakuwa na kuathiri ukatili wake. (que viens tu faire ici Poison, ton père a dit que tu avais quitté les banka, et que tu devais être surement morte à l'heure qui l'est. Il fait preuve d'une résistance hors du commun, les tortures n'ont pas entamé sa cruauté.)". Le cœur de l'araignée s’arrêtera presque de battre quand il parle avec un tel détachement des tortures que subit son père. Mais égale à elle même, digne fille de son père, elle froncera son nez et répondra d'une voix glaciale.."ninakuja kutoa kile mwanao anataka, dhidi ya uhuru wa baba yangu na shangazi yangu. ( je viens offrir ce que ton fils désire, contre la liberté de mon père et de ma tante.)" elle pose son regard sur le fameux fils, un mastodonte de muscles et de cicatrices qui se lèche les lèvres d'envie s'approchant de la mamba pour lui tourner autour.

Wakiza grimace d’inquiétude orne son visage quand sa sœur disparait dans le camp, il jette un regard rapide vers son frère, il comprendra que l'heure est venue, on doit agir. S’avancera toujours aussi silencieux, montre la droite à son frère, ils allaient profiter que tous les gardes n'ont leurs yeux que sur sa sœur, ne se préoccupant plus des alentours de leurs camp. Passant par la gauche, lance un grappin sur la balustrade de bois, grimpe en silence sa dague en bouche, tombe direct sur un garde, qui ne regarde que sa sœur, se glisse dans son dos, d'un geste rapide, calme mais sur, sa main se pose sur sa bouche pour étouffer tout cri, et sa dague en main de son autre main, lui tranche la gorge, il retiens le corps dont la vie, s’éteint peu à peu, le laisse choir doucement sur le sol,  il a un regard sur son frère de l'autre coté, qui fait pareil, ne s'occupe plus de lui, il faut faire vite, accroupi sur la balustrade, il a repéré un autre garde quelque pas plus loin,tout aussi occuper à regarder sa soeur, avec des yeux libidineux , se glisse furtivement vers lui.


ΡΘΙȘΘƝ ne perçoit aucun bruit au dehors, aucun cri ni garde sonnant l'alerte, elle respire plus calmement sachant maintenant que les siens n'ont pas été repérés. Le mamba tournera autour d'elle comme un larl, il lorgnera sur ses bijoux, matera ses matitis puis finalement sans crier gare la prendra par le cou pour serrer sa prise ses prunelles vrillant de rage.."wewe kamwe alitaka mimi, Poison nini napenda kwa sasa? kwa nini mimi si kuua wewe kama mimi itabidi kufanya na baba yako ... au kutumia wewe na kula wewe (tu n'as jamais voulu de moi, Poison pourquoi je voudrais de toi à présent? pourquoi je ne te tuerais pas comme je vais faire avec ton père...ou me servir de toi et te dévorer)". L'air dans la gorge de la mamba se fait de suite rare, elle ferme les yeux un instant pour finir par plonger son regard dans celui de l'Awon qui joue avec sa vie sous les yeux de l'inkosi et de sa kike impassible. Elle répondra d'une voix étranglée..."sababu unataka mimi kama Kike yako, kwa ajili ya wilaya ya banka  ... kama wewe kuniua una chochote (parce que tu me veux comme ta kike, pour avoir le territoire des banka...si tu me tues tu n'auras rien). Le mamba renifle serrant un peu plus jusqu’à que la wanawake se tortille sous sa poigne. Il semble hésiter, puis vient s'approcher au plus près des lèvres de l'araignée pour lui souffler dessus et finir par la mordre violemment à l'épaule...Elle manque de tomber dans les vapes mais résiste du sang coulant le long de son bras que le mamba lèchera remontant sa langue jusqu’à ses lèvres, son haleine pue le cadavre, à en donner la nausée.

Wakiza  ne voyait plus sa soeur, mais parvenu dans le dos de l'autre garde, sans aucune hésitation rapide, à vite fait de l'égorger, le laissant choir au sol, en le retenant, le tire pour le dissimuler derrière des caisses de bois, . Cherche des yeux son frère, le voit, avait fait de même , il commence à scruter le camp accroupi, sans bouger, cherche où peuvent être les cages, les Awons s'étaient tous rassemblés vers le centre du camp, certainement pour aller voir sa soeur, en profite pour descendre. Calmement observe, restant cacher derrière les huttes, profite que personne ne le voit, pour se glisser entre elles, cherchant les cages, mais aussi pour mémoriser le camp. Sur sa gauche quelques mouvements attire son œil, des cages avec des prisonniers, ils étaient là, mais eux aussi était occupés à regarder le centre du village, certainement cherchait à savoir qui était cette kike, sa sœur , qu' il ne pouvait voir . Son frère arrive près de lui, tout silencieux, lui indique les cages, en les pointant du doigt et lui murmure, "là regardes" Kun tourne aussitôt sa tête dans la direction donnée, hoche la tête, lui saura les reconnaitre, d'un commun accord, ils décident de se glisser vers les cages, presque en rampant sur le sol.

ΡΘΙȘΘƝ  perdait connaissance petit à petit tentant de prendre l'air ou elle pouvait tandis que le mamba la soulevait de terre comme un fétu de paille. L'inkosi sur son trône surmonté d'un crâne humain finira par faire un signe, il voulait conquérir le territoire du père de Poison plus que tout et ne laissera pas cette opportunité disparaitre à cause de la haine de son fils. Le mamba immense lâchera donc la wanawake qui tombera au sol. Elle respire un bon coup, son épaule lui faisant atrocement souffrir. Aucun son au dehors, le calme qui finit par faire tiquer certains gardes, qui se détournent de la scène pour sillonner le camp...Ils se dirigent vers les cages ou se trouvent Wakiza et Kun qui cherchent à délivrer les captifs. Certains gardes ne les voient pas mais d'autres repéreront des mouvements suspects près des prisonniers. Sans sonner l'alarme fort de leur expérience d'askari, ils iront vérifier finissant par débusquer un ou deux banka surveillant les alentours...Pendant ce temps, Poison ayant un peu récupéré se lève chancelante, elle ne manque pas de voir des ombres bouger au dehors de la hutte, mais aucune alarme alors elle garde l'espoir que les siens s'en sont sortis...Elle se présente devant l'inkosi, tentant de charmer son fils par un sourire. Le mamba ayant désiré la mamba depuis longtemps, vient la choper à nouveau pour la coller contre lui tandis que l'inkosi se met à parler..'"Mimi hakuwa na haja ya ikitoa baba yako kwa ajili ya mwanangu uko sumu, utakuwa wake na nchi yenu kwangu (je n'ai pas besoin de relacher ton père pour que mon fils t'es Poison, tu sera à lui et tes terres à moi)". Elle se doutait que le troc n'allait pas être de tout repos, elle tente de continuer à négocier tout de même.."Ningependa kuniua kama yeye si bure, na utakuwa na kitu (je me tuerais s'il n'est pas libre, et tu n'auras rien)" lui répond t'elle tandis que le fils serre son bras le vissant à lui sans douceur.

Wakiza  avec son frère près des cages, le voit mettre son doigt devant sa bouche, vers un prisonnier, pour lui dire chutttttt, mais n'ont pas vus les Askari Awon qui s'étaient lassé de regarder sa sœur, et qui recommençaient leurs ronde. Tape sur l'épaule de son frère, toujours sans un mot, montre de la main le danger, ils ont été repérés, ils doivent faire vite agir, pour se dissimuler, ne faisais pas le poids à eux deux devant tant de gardes . Cherche rapidement autour d'eux, ou se dissimuler, voyant un parc avec des bosk, ils décident d'aller la bas, mais les askaris se dirigeaient droit sur eux, il ne fallait surtout pas paniquer, trouve un bout de bois sur le sol, se couche sur le dos, et le lance loin dans la direction opposée, entend un des Askari dire"kuna kelele, kwenda na kuona,"(là du bruit, aller voir, )" . la voix est sèche, dure, et rauque, mais le donneur d'ordre ne bouge pas, juste suivra du regard les autres qui vont vers le bruit, . Kun et lui même profitent de ce tout petit moment d’inattention et se roule sur la terre, pour se déplacer, et se cacher, ne trouve qu'une hutte, entre, un tas de fur repose à même le sol, se glisse dessous, retenant leur respiration, ils écoutent dehors, la cache est peu sure, si eux sont pris là ils n'auront que peu de mouvement pour s'échapper, la tension monte, on entend les askari gueuler dehors, ils ne trouvaient rien, mais Poison saura qu'ils ont été repérés.

ΡΘΙȘΘƝ est toujours gluée au mamba qui commence à jouer avec son corps comme une marionnette. Il passe sa paume immense sur son visage puis ses seins, la mamba ressentant un profond dégout qu'elle tente de cacher comme elle peut. Le calme du camp sera de courte durée, des bruits se font entendre, les cris des gardes ayant repéré waki et Kun parvenant jusqu’à la hutte. L'inkosi se lèvera d'un bond lorgnant sur Poison avec rage. Il sort sa dague et vient la poser sous son cou..."wewe got me fooled, Kike ... Mimi itabidi kukuua kama mimi lazima wamefanya muda mrefu (tu m'as dupé, kike...je vais t'égorger comme j'aurais du faire depuis longtemps)" L'arme devient menaçante et Poison voit sa dernière heure arriver, les images des siens filent devant ses yeux, elle repense à sa dernière discussion avec Khan, au visage de Ash et Tanka...aux inkosis et ferme les yeux attendant sa mort sans sourciller..Mais le fils ne l'entend pas de son oreille, il veux profiter du corps de Poison avant qu'elle passe de vie à trépas. Il regarde son père avec ce sourire malsain, tandis que sa main vient passer sur le corps de la Wanawake..."napenda kucheza na wake kabla ya yeye kujiunga na baba yake wakati sisi kupatikana yake (laisses moi jouer avec elle avant, elle rejoindra son père quand nous aurons trouvé les siens)" La mamba réouvre les yeux doucement la lame de l'inkosi venant se planter dans son bras en grognant de rage puis la quitter "kuwa, kutumika vizuri, na yeye kuona baba yake kufa usiku wa leo (soit, utilises le bien, et elle verra son père mourir ce soir)"

Wakiza ne sait ce qui se passe, mais comprend vite l'urgence leur cache sera vite découverte, déjà les voix se rapprochaient de la hutte. N'hésite pas une seconde, se relève,scrute rapidement la huttes, à l’opposé de la porte, la hutte mal entretenue laisse un petit passage, pas gros mais suffisent pour s'y glisser, , le montre à son frère, qui aussitôt vif se glisse dedans garde sa dague en main, dès que son frère, est passé s'y engouffre, en prenant soin de tirer un fur pour dissimuler le trou, . Hors de la hutte, décide sans même se concerter juste d'un regard, de retourner vers l'entrée, là ou ils ont tuer les gardes, se faufilant entre les huttes, y arrive vite,, se planque derrière des caisses et tout un tas de foutoir, écoute, les voix des gardes rugissent dans le camp, une plus haute que les autres, forte dis "kutafuta makambi, Kike, hakuja tu kupata Nataka wao, hata kifo"(fouiller le camps, cette kike, n'est pas venue seule trouver les je les veux , même mort)" . S'ensuit des bruits de course partout dans le camp, ils savent maintenant qu'ils ont été repérés.

ΡΘΙȘΘƝ  perçoit les bruits au dehors, un long frisson venant parcourir son échine, mais elle sait que ses frères ne sont pas encore morts et auront la possibilité de s'enfuir. Quand à elle, le mamba la tripote allégrement venant prendre ce qu'il n'a jamais pu faire. Elle est blessée au bras, un long filet de sang coulant ce qui appâte le mamba encore plus qui viendra le lécher avec envie. Il la prend par son bras intact, la soulevant de terre de sa force herculéenne et l'emmène un peu plus loin dans sa hutte attenante à celle de son père pour l'utiliser. L'araignée passe donc au dehors le regard inquiet cherchant à voir ses frères qui s'ils sont bien placés la verront se faire emmener par le colosse. Il entrera dans sa hutte personnelle, des tas d'os humains jonchant le sol, et une odeur de putréfaction prend les narines de la mamba. Il l'a jette sur une fuhr venant sur elle pour lui chopper le cou à nouveau plongeant son regard fauve dans le sien..."Mimi nina uhakika utapenda (je suis sur que tu vas aimer)" lui chuchote t'il à l'oreille avant de passer sa langue sur sa joue comme un animal. L'araignée essaie de rester calme, elle dompte sa peur pour essayer de charmer l'ennemi comme elle l'a toujours fait. Un sourire de façade s'ourle sur ses lèvres tandis qu'elle vient se coller à lui passer sa bouche dans son cou...

Wakiza planqué près des portes du camp, sachant très bien qu'ils allaient être vite trouvés si ils ne trouvaient pas une solution rapidement. Une idée simple lui vient à l'esprit, ouvrir la porte du camp, pour leur faire croire, que l'ont est sortis, ils se mettront certainement du moins certain à les poursuivre. Rapide, va vers la portes, et lève la poutre de bois qui la bloque, la pousse la laissant entrouverte, et vient aussitôt se jeter près de son frère, se recouvrant de tout ce qui peut les dissimuler . Dans le camps de grand cri gueule des ordres, , partout des askaris courent quand un tout près de eux, hurle "basi mlango kufunguliwa, wakakimbia katika jungle, " (là la porte ouverte, ils se sont enfuie dans la jungle,) . à peine à t'il finis de crier, que la voix plus forte que les autres gueule et donne un ordre" inachukua Askari, kufuatilia yao kuleta mimi hapa nyama hii " ( prend des Askari, pister les ramenez moi ici cette nyama). tout un groupe hurlant leur cri de guerre, sort du camp, à leur poursuite, . La ruse à fonctionné, mais une autre voix crie" ambapo walinzi waliouawa, wao kuua ndugu yetu," (là des gardes égorgés, ils ont tuer nos frères ). Wakiza plisse les yeux pense à sa sœur, maintenant il ne vont plus lui faire de cadeau , serre les poing ils allaient devoir profiter de l'absence de certain pour agir.

Kun'yuk Nyani  reste immobile en entendant les bruits autour, les askaris partent à leur recherche et il tapote sur le bras de Waki quand les pas s'éloignent suffisamment... des guerriers trainent autour des corps égorgés... et des voix commencent à se disputer, deux guerriers veulent se venger sur Poison sans attendre et l'autre les retient, surement un plus haut dans la hiérarchie qui ne veut pas s'attirer les foudres du fils de l'inkosi... Kun saisit sa sarbacane et ses fléchettes frottées sur la peau d'une Phyllobates, une grenouille toxique... et regarde Waki pour lui murmurer "hatuna budi sehemu ... mimi itabidi kutambaa kuzunguka kwa paralyze kichwa wakati wewe kunyakua pili ... nami kushambulia mwisho na kisu changu, Yebo? (on doit se séparer... je vais ramper pour les contourner, paralyser le chef pendant que tu saisis le deuxième... et j'attaquerai le dernier avec ma dague, yebo?)"

ΡΘΙȘΘƝ tente de charmer le fils qui s'amuse à la toucher, elle essaie de gagner du temps par tout les moyens ayant entendu à nouveau les voix au dehors. Ses frères auraient pu s'enfuir, mais les askaris seraient ils à leur trousses, tant de questions qu'elle se posait l'inquiétude grandissant en elle. Mais, elle ne pouvait rien faire, le fils la tenant par son bras, l'autre continuant de saigner..La douleur lui pique les yeux, elle a du mal à garder cette conscience, mais sa rage intérieure lui permet de tenir. Elle se cale dans les bras immenses du fils qui lui arrache violemment tout ce qui recouvre son corps, les bijoux venant s'étendre sur le sol. Il saisira son pagne d'une main, et viendra lui retirer tout en gardant sa main qui englobe son cou. Elle ondule venant presque se défaire de sa poigne, pendant que le fils se déshabille à son tour. Elle continue de garder ce regard ancré en lui afin de montrer qu'elle n'a pas peur...et approche sa bouche malgré cette envie montante de vomir afin de lécher le cou du mamba...

Wakiza acquiesce à son frère, silencieux , laisse avant Kun partir, observe la balustrade, une échelle non loin lui permettra de monter vite. Les gardes sont toujours là haut, moins méfiant persuadés que nous sommes sortis du camp. L'akicita prend sa dague, se glisse vers l'échelle, en longeant la balustrade, les garde ne pourrons le voir arriver, . Suis du regard Kun, attendant le moment propice pour grimper, et égorger le gardes, . prend sa dague en main, patientant mais tous ces sens en alerte.

Kun'yuk Nyani rampe comme un ost dans les hautes herbes lentement, il glisse entre deux huttes et camouflé par son déguisement il se faufile et se place dos à l'un des deux mamba qu'il va devoir saisir avec sa dague... préparant la lame entre ses dents, il tient sa sarbacane d'une main et ajuste sa visée en se prostrant sur le sol sur ses pieds accroupi, seul le haut de son crane feuillu dépasse des herbes... il ne voit pas Waki d'où il est mais il devine qu'il s'est mis en place... alors sans trop attendre... il souffle fort dans le tube et une fléchette vient s'enfoncer dans la gorge du plus grand du trio... il porte la main à son cou et saisit sa lance... mais à peine il a fait un pas qu'il trébuche et commence à suffoquer... les autres gardes se tournent vers lui incrédule mais déjà... Kun bondit lame brandi vers sa cible...

ΡΘΙȘΘƝ entend des bruits au dehors, instinctivement elle se dit que ce sont les siens qui se battent, cette intuition l'amènera a faire en sorte que le fils s'occupe d'elle et ne sort pas de la hutte. Elle accroche de ses bras les épaules du mamba qui la tient par le cou venant lécher son cou très doucement. Il pue la mort mais l'araignée se fait violence, augmentant son excitation afin qu'il soit focalisé sur elle. Il finira par lâcher sa gorge venant s'allonger lourdement sur elle, provoquant un cri de douleur due à sa blessure au bras mais elle garde son calme respirant plus rapidement. Le fils lèche le sang de la plaie venant gronder dans son oreille prêt à la prendre ce qu'il n'a jamais pu faire. L'araignée patiente le laissant arriver presque à ses fins, et dans un élan de rage, elle viendra se jeter sur sa jugulaire au moment où il s'attendra le moins pour y planter ses crocs acérés et tirer violemment sa tête vers l'arrière. Un jet de sang se met à gicler, le fils posant immédiatement sa main à son cou et enverra Poison valser contre le mur de manière brutale avant de commencer à se noyer dans son sang et finir par s'écrouler au sol interne laissant la mamba étendue la inconsciente.

Wakiza a vus son frère partir, ne perd pas de temps, agile, léger, a rapidement atteint sa cible, d'un bond pose sa main sur sa bouche pour étouffer tout cri, sa dague affutée vient lui trancher la gorge, d'un geste rapide et sur. Observe son frère, tout en laissant choir le garde au sol, qui s'écroule dans une marre de sang. Il fallait faire vite, ne pas rester sur place d'autre askari, étaient encore dans le camp, murmure à son frère, "kwenda ngome zao, kuikomboa kila mtu, hii itaruhusu fujo katika makambi na walikuwa na uwezo wa kufurahia hayo, " (allons vers leurs cage, libérons tout le monde, cela permettra une pagaille dans le camps et l'ont pourras en profiter,)" sait que ce qui sont partis dans la jungle seront vite de retour ne trouvant nulle trace de eux.

Kun'yuk Nyani bondit dans son saut il passe un bras autour du visage de l'homme et sa dague s’abattra plusieurs fois de façon répétée et agressive dans sa gorge laissant l'homme retomber dans un gargouillis... pour ensuite d'un geste se retourner sur l'empoisonné et l'achever d'un geste de la dague pour lui trancher la gorge... son camouflage est maintenant tacheté de goutes de sang, et il se remet en garde, prêt à suivre Waki vers les cages... mais alors qu'ils s'en rapprochent à pas de sleen... Kun est désarçonnée par un homme bondissant hors d'une hute qui le couche au sol en lui enfonçant une lame dans l'épaule... le guerrier, alerté par la lutte s'était mis en embuscade...

ΡΘΙȘΘƝ  git au sol depuis de longues minutes quand elle s'éveille sa tempe tachée de sang. Elle est aussi couverte sur son corps nu de celui du fils qui couché sans vie ne la tourmentera plus. D'un geste faiblard, sentant sa tete tourner constamment, elle remet son pagne laissant la les vestiges de ses ornements éparpillés au sol. Elle se saisit encore tremblante de l'arc dans le dos du mamba, et tente malgré ses blessures de s'extirper de la hutte. Ses yeux clignent sous l'effet de la lumière qui l'éblouit, elle voit trouble et tatonne se déplacant en utilisant les huttes comme appui. Elle verra Waki en train de s'occuper des gardes des remparts sans domage mais aperçoit Kun en train de se battre avec un askari au sol. Malgré sa visibilité réduite, elle lève son arc qui oscille de droite à gauche essayant d'achever le type qui s'en prend à son cousin. Elle se redressera fermant un oeil pour viser juste et lancera flèche apres flèches jusqu'a qu'une se fiche dans le dos du guerrier en train de tuer Kun. Il s'écroule sur son cousin. Son regard se nimbera d'inquiétude croyant qu'il a succombé, voyant Kun ne plus bouger.

Kun'yuk Nyani a vu la mort de prêt quand le guerrier lui est tombé dessus... la lame mordant sa chair, il se retrouve avec une belle entaille sur le haut du bras... mais le mamba a raté son cou... sans tuer Kun du premier coup, la lutte commence plus tellement discrètement et alors que d'une main il bloque le bras qui veut finir le travail, il cherche à se dépétrer en frappant le guerrier... la lame se rapproche de son visage chaque ihns qui passe et il pense ne pas pouvoir s'en défaire quand soudain... il s'arrete de bouger comme un poids mort... clignant plusieurs fois des yeux, il fait rouler le cadavre sur le côté et remarque plusieurs flèches plantées autour d'eux... cherchant la provenance il se remet sur pieds en grimaçant de douleur puis s'approche baissé vers Poison qui semble en sale état... il la soutient en la prenant sous le bras pour qu'elle s'appuie à lui demandant en schendien "ça va cousine?" inquiet pour elle... il voit Waki revenir vers eux après s'etre occupé d'autres gardes, et
déjà des bruits dans le camp se font entendre, leur présence est détectée et il s'en faudrait de peu avant que les autres guerriers n'arrivent et les submergent.

ΡΘΙȘΘƝ tremble de tout son corps jusqu'a qu'elle voit apparaitre Kun qui s'extirpe du corps sans vie de l'askari. Elle manquera de tomber au sol mais se rattrapera à la hutte qui se trouve la plus proche jusqu'a que son cousin vienne vers elle pour la soutenir. Ses yeux clignent à nouveau, elle cherche son regard mais tout est flou autour d'elle..Elle lui répondra en schendien "baba (papa), umanti (tante)" pensant de suite aux prisonniers toujours encagés. Les bruits dans le camp se font plus fort, elle repèrera les cages tout près et aidée de son cousin et Wakiza, ils iront vers elles à toute hâte. Il s'agissait d'une course contre la montre ou ils ne devaient pas perdre de temps..Elle chancelle quand elle voit l'état de son père torturé de nombreuses fois, des plaies infectées dans tout les coins, elle regardera au milieu des corps jonchés sur le sol les survivants de ce massacre reconnaissant dans la pénombre la mère de Kun qui porte un collier et semble être détruite.. Les askaris arrivent à grands pas découvrant les corps des hommes tués par le duo d'askari Waki/Kun.

Kun'yuk Nyani  ramasse des armes au passage et une fois devant les cages, il voit les dégats, furieux et dégouté par le carnage il fait tous les efforts possible pour se détacher de la vision d'horreur... glissant arc et lames dans les cages pour armes les guerriers valides... pendant que les autres s'occupent d'ouvrir les cages... la rumeur grandit et Kun accélère malgré sa blessure qui saigne abondement sur son bras... il stoppe net en voyant sa mère comme un zombie, un collier autour du cou... il pousse un cri de rage en secouant la cage comme un dément alors que les cris des Awons qui accourent commencent à être plus net, les voici qui entrent dans le camp à quelques distance de là...

ΡΘΙȘΘƝ est horrifiée de voir les siens morts, de voir l'état de son père mais reste étrangement calme, une rage froide montant en elle, une rage sous-jacente des plus meurtrières. Elle aidera les survivants à ouvrir les cages malgré sa faiblesse oculaire, et étendra son bras pour aider les banka à sortir. Son père bien entendu s'extirpera de la cage sans aucune assistance, sa démarche avait terriblement perdu de l'assurance..sa fille s’apercevant qu'il avait pris un sacré coup de vieux, les mambas reculés n'ayant pas accès au sérum de stabilisation, elle vit un vieillard devant elle, malgré un regard animé de la même cruauté que ses souvenirs. Il la repoussera de la main voulant marcher tout seul, la fierté mamba n'avait aucune limite mais elle le voyait bien, il était mourant..affaibli par un manque cruel de nourriture et d'eau salement amoché par ces tortures subies...des plaies purulentes l’empêchant de bouger aisément les bras, il restait droit, il n'avait pas plié sous les Awons. Pour la tante de Kun il en était autrement, maltraitée et violée, elle avait été collarée par l'inkosi qui avait fait d'elle sa chose...sans qu'elle puisse rien y faire voulant protéger son fils qu'elle croyait prisonnier quelque part. Le fracas des armes des ennemis se rapprochant se faisait plus présent, et ils allaient bientôt se retrouver encerclés par les Awons furieux ayant perdu leur inkosi et son fils. La kike de l'inkosi si belle dans la hutte trônait la ivre d'une rage incommensurable, elle désigna Poison qui avait tué son fils unique du doigt et sa voix d'une froideur sans nom s’éleva "kuwaua wote, nataka mkuu wa sleen baada ya kilele (tuez les tous, je veux la tête de la sleen au bout d'une pique)"

Wakiza  n'a pour le moment rien subit, aucune blessure malgré déjà le sang de ce qu'il a égorgé ruisselait sur sa peau, .Il a suivit Kun, rejoint sa sœur, et aide à ouvrir les cages, ne voulant pas céder mais bien au contraire, malgré les horreurs qu'il vois autour de lui, commence à donner des ordres, , vers les prisonniers lance "Hiyo kupambana wowote shujaa kufuata yetu ... kuua" (que tout se battent les plus valeureux suivez nous, ...tuer ) ne parle plus mais le mot tuer résonnera dans le camp, , . les Akari awon entrent dans le camp, entend cette kike qu’elle veux la tête de poison sur un pique , "Hii ni mkuu wa askaris yako yote kitabu itabidi Kike"(c'est la tête de tout tes askaris que l'ont vas te livre kike)" ..va vers Poison lui montre sa rage, et vers kun l'encourage " guidons les ne lachons rien oublions nous, que notre sang venge les votres " regardant l'entrée du camp, il voit déferler les askaris, toutes armes en main.

Kun'yuk Nyani  aide sa mère, reflet d'elle même à sortir de la cage, la rage au ventre pire que jamais... il se redresse et fait face aux Awons... saisissant sa lance il oublie la douleur et s'apprête à verser son sang et celui de ses ennemis... il grogne quand il voit parmi les ennemis Taksil, que Poison doit connaître aussi, un Banka de leur âge qui a trahi sa tribu pour aider les Awons ... aveuglé par la rage il hurle et se jette dans la mêlée en tournoyant de sa lance, avec pour seul but de tuer le renégat ... Il part un coup de lance... et transperse son ennemi... dont il se sert comme bouclier pour accuser le coup d'une volée de fléches... il repousse le cadavre et reprend le combat... mué par une rage de vaincre avec ses frères et soeurs à ses côtés.

ΡΘΙȘΘƝ ne voit toujours presque rien, ses jambes tremblent sur le sol mais elle se redresse sous les encouragements de Wakiza, et se saisit à nouveau d'une flèche. Elle se concentre au plus au haut point, excellente archère afin de couvrir les siens qui se jettent tel des fous dans la mélée. Meme son père malgré sa démarche vieillissante et courbée par les coups dans son dos fonce mué d'une rage sans nom, il aura vu comme Kun l'un de siens avoir trahit son peuple se souvenant bien entendu de Shimaro. Il se sert de ce qu'il a trouvé une lance faite de bois à moitié cassée mais fait des dégats couvert par les flèches de sa fille qui essaie de ne pas toucher les siens. Les banka meurtris dans leur chair, faibles ne ménagent pas les efforts, ils tombent les uns apres les autres après avoir tué bon nombre d'askaris Awon. Poison lèvera le nez aperçevant la kike veuve qui se jette sur elle seulement motivée par la haine d'avoir perdu son fils, elle si fine et peu guerrière déboule lance à la main vers la Wanawake, qui cherche une flèche pour l'abattre...Des longues secondes s'écoulent, Poison bien trop handicapée par ses blessures et sa vision trouble rate la femme qui se jette sur elle enchainant maladroitement les coups de lance pour tuer.

Wakiza sans peur son coeur emplit de rage qu'il contenait de plus en plus difficilement depuis quelque jours, cette haine qui a grandis en lui surtout apres avoir vu ces blancs s'en prendre à son frère Khan  c'est au devant de cette armée vascillante, certain blessés , torturés à peine nourris, . lance un cri de guerre, et fonçant vers la meute d'askari Awon, dans une de ces mains  et l'autre sa lance , se prenant des flèches, insensible à la douleur, comme si cette rage l'anesthésiait, face à eux , d'un coup se jette sur le sol, roulant entre leurs jambes, ses armes coupant leur membre inférieur, se retrouve au milieu des Awon, pris de panique, désorganisés, mais lui savait que et sa soeur et son frère et tous les prisonier pourront à ce moment là leurs lancer des flèches, de toute part, . En plein milieu des Awon, se relève , sa hache et sa lance tournoi au mileu d'eux, tranchant les têtes perçant les coeurs, ,. sent un violent coup dans son épaules, il est touché , mais n'arrive pas à s'en soucier, continue d'avancer , frappant partout autour de lui.

Kun'yuk Nyani  perce les rangs Awon, la charge de Wakiza est suivie par plusieurs Bankas qui viennent l'aider... et lui même est suivi par des guerriers... Il se bat avec rage, le traitre Tarksil se tenant en dernière ligne comme un lâche... Kun recoit plusieurs flèches mais se bat toujours, il parvient en se tenant coude à coude avec plusieurs guerriers de sa tribu à renverser plusieurs Awons... il n'y a plus de ligne de front, chacun se bat en un contre un... saisissant un flambeau, il le fait tournoyer et l'envoit sur une des huttes qui s'embrasent, créant le chaos dans ce camp ennemi... puis alors qu'il encourage ses frères et soeurs... le voici qui se retrouve face au traitre qui cherche à fuir... sa lance nouvelle est brisée mais il saisit une hache au passage plantée dans la tete d'un cadavre et se jette sur le renégat, entamant le combat avec lui pour le faire reculer... tout est confus autour, les cadavres des deux cotés s'amoncellent... les prisonniers étaient nombreux mais faibles... mais leur rage de survie les poussent à l'extrème limite de leurs corps.

ΡΘΙȘΘƝ est maintenant à terre essayant d’empêcher la lance de la femme de l'inkosi lui transpercer la poitrine, elle la fixe dans les yeux se mettant à hurler de rage comme elle devenant deux furies qui se battent pour ne pas mourir. La wanawake saisit ce qu'elle trouve à proximité un couteau qu'elle tient à deux mains pour se protéger de la lance qui manque de l'égorger, la femme réussit à lui planter la lance dans la cuisse la rendant encore plus menaçante sous l'adrénaline qui se propulse dans son cerveau. Elle la voit à peine, mais lutte encore et encore saisissant la dague d'une main pour la planter dans son bras, puis son flanc. La veuve de cette tribu dont le camp qui en flamme rend l'atmosphère irrespirable essaie par tout les moyens de tuer la meurtrière de son unique fils, la douleur des coups de dague n'entamant pas sa hargne. Un nouveau coup de lance entame la chair de l'autre cuisse de Poison qui commence à faiblir, et les deux femmes couchées l'une sur l'autre se collent pour se défier du regard...La lance appuie sur la poitrine, Poison essayant de fait en sorte qu'elle ne s'enfonce pas...Elle appuie de toute ses forces pour la repousser, puis dans un dernier élan de sauvagerie, se jette à son cou pour y planter ses crocs mêlant le sang de la femme à celui de son enfant qui macule la poitrine de Poison.

Wakiza au milieu des Awon, blessé à l'épaule perd sa hache, mais sa main aura vite reprit sa dague . Sa lance dans une , sa dague dans l'autre frappe, esquive les coups, sa petite taille, son corps svelte fait toute la différence dans cette mêlée,. Sa dague vise les foies, la partie faible et molle, qui provoque pas la mort mais une hémorragie qui couche le guerrier, au sol agonisant . Ne marche plus que sur des cadavre ruisselant de sang, pratiquement nu ayant perdu son camouflage fait de feuilles. Juge de la situation, voit son frère au main avec un guerrier, mais voit surtout sa rage dans ces yeux. Regarde sa sœur, au main avec cette kike, court vers elle, mais cette kike s'écroule sur le sol, passant sur les corps, continue de lutter contre les dernier survivant sans aucune pitié tranche les gorges, de sa lance, toute sa rage, se déversait dans ce combat, , la fumée , la chaleur du feu qui brulait tout, hurlait le cri jang'ka "YAYAYAYAYAYA  " pour motiver tout le monde.

Kun'yuk Nyani commence à lutter avec Tarksil qui essayait de s'enfuir... d'un geste de sa hache il détourne une flèche qui aurait pu lui transpercer l’œil, et le voilà sur le traitre qui recule... brandissant une machette de laquelle il part les coups furieux de hache de Kun... autour d'eux l'incendie s'est propagé, presque toute les huttes sont en flammes... Kun parvient à désarmer l'ennemi mais se fait déséquilibrer par une bousculade et se retrouve sans armes à son tour... il se traine dans la mêlée et ... recommence à poursuivre le renégat qui essaye de s'enfuir... Kun court de toute ses jambes... toute les entailles de son corps le font souffrir atrocement mais il ne s'en occupe pas, il hurle de rage alors que ses muscles bandés se tendent quand il bondit à la suite du traitre... un plongeon magistral... qui fauche le fuyard en pleine course... mais faisant rouler les deux guerriers qui transpercent la paroi d'une des habitations en flamme qui s'écroule dans une gerbe d’étincelles, de feu et de fumée dans un craquement sinistre, recouvrant les deux lutteurs impuissant.

ΡΘΙȘΘƝ a ce gout qui inonde sa bouche, elle recrache du sang de la femme qui s'est écroulée sur elle avant que la lance est perforé sa poitrine. Elle reste là un instant inerte reprenant sa respiration, ses yeux et son visage couverts d'hémoglobine. Elle finira au bout de ce moment par pousser la femme sur le coté afin de voir ce qui se passe autour d'elle, tout son corps lui fait mal du sang coulant sur ses cuisses, elle aperçoit de sa vision floutée son akicita dans une liesse meurtrière totale, elle reste la bouche bée admirant Waki trancher des membres, perforer des foies, puis cherche au milieu de cette fumée épaisse qui s’élève à présent dans l'air son cousin et son père, la mère de Kun étant à l'abri plus loin. Son baba luttait encore mais commençait à chuter sous les coups, et elle apercevra son cousin foncer sur le traitre disparaissant dans les flammes. Un sentiment de panique la prend soudain, et malgré son corps qui ne répond plus, elle tente de se lever s’appuyant sur la lance de celle qu'elle vient de tuer pour aller sauver son père qui chute à terre sous ses yeux. Elle défoncera à coup de lance celui déjà blessé qui vient de l'abattre et se penchera sur le corps mourant de celui qui lui a donné la vie venant attraper sa main. Elle le verra tressauter sur le sol du sang coulant de sa bouche...Les larmes de la Wanawake viendront couler quand elle comprend que son père va mourir, et au milieu du fracas des combats et du déluge de flamme et de fumée, Poison à genoux reste auprès de lui.

Wakiza debout nu couvert de sang, met sa dague entre ses mains, se retire des flèches qu'il a dans les cuisses au bras, insensible à la douleur, l'adrénaline, lui faisant oublier, n'as qu'une chose en tête c'est sauver les siens, court vers son frère, trop près du feu, le retire rapidement plus loin, . Foule les corps, sa dague finissant les survivant d'un geste rapide et net, . Ses yeux révulsé sanglant le gout du sang partout autour ,va vers Poison, qui est près de son père , enfin le suppose, . entend comme une plainte plus loin, vas voir, et la vue l'état du mâle comprend que c'était un prisonnier, maigre mais couvert de blessure, dont le sang pissait partout, as vite compris qu'il lui demandais de l'achever, ,. Rage mais comprend que cette homme lui demande de mourir avec honneur. Se penche sur lui pose sa main sur son front " wewe kufa bravely Askari, kuwa na kiburi, unataka kutolewa, kwamba roho za msituni kuongozana na wewe katika safari yako ya mwisho " (tu meurs en brave Askari, soit fier de toi tu as donner ton sang pour libérez les tiens, que les esprits de la forêt, t'accompagnessur votre dernier voyage "" Sans plus de mots mais fin au souffrance du jeune guerrier, sa main lui ferme les yeux, , se relève regarde autour "Nini bado unaweza hoja, kuwasaidia ndugu zenu, hii ni mwisho wa tatizo lako, wewe ni bure"( Que ce qui peuvent encore se bouger, aident leurs frères, c'est la fin de votre calvaire, vous êtes libres)

Kun'yuk Nyani  sent une branche le frapper dans le dos et sonné il tombe, et sent un déluge de poussière, de cendre, de bois, de terre et de feu l'ensevelir... il tousse et se débat mais la hutte le recouvre, sa chair le fait souffrir, le brule... il hurle sous les décombres et rampe... se dégage... mais est cerné par les flammes... et là il le voit... le traitre devant lui, blessé mais en vie, implorant le ciel de le sauver... Kun regagne un sursaut d’énergie et il saisit une branche enflammée, presque aveugle, par la fumée... il s'approche du guerrier et lui même à terre, se trainant il frappe... frappe... frappe... le corps du traitre Tarksil tressaute sous ses coups de rage, de désespoir d'avoir perdu tant des siens... il va surement mourir là mais en s'étant venger... sous ses coups furieux il sent le crâne de l'homme éclaté et à genoux, les flammes le cernant... il ne voit plus rien du combat autour... il est déjà mort et lui, ne pense qu'à une chose, frapper le mort qui se transforme en une bouillie sanglante sous ses coups.

ΡΘΙȘΘƝ est immobile seule au milieu de cette tempête de corps, de feu de sang, elle n'entend plus rien ses oreilles bourdonnant soudain comme si elle était seule au monde avec le corps de son père gisant à ses genoux. Elle regardera autour hébétée, voyant dans un silence, la vision floutée par le sang la blessure et la fumée, Waki extirper Kun des flammes. Sa tête lui tourne, elle pose chancelante son front sur celui de son père afin de lui rendre un dernier hommage..."Mimi prirais akili baba, mimi honnorerais yao ya kila siku, nami kumwaga damu ya adui yako ... nyeupe ... anakaa katika amani na Nilaja na mama ...(je prirais les esprits baba, je les honnorerais chaque jour, je ferai couler le sang de tes ennemis...celui des blancs...reposes en paix avec Nilaja et mama...)" murmurant ces mots à son oreille avant de s'écrouler sur lui pour pleurer. Elle a perdu ses trois plus proches parents...

Wakiza court de droite à gauche, tirant les blessés pour les mettre plus à l'abri des flammes. Ne sait ou il prend encore cette énergie, ne se souciant pas de lui , vas vers un puits, prend de l'eau dans un sceau, le verse sur lui en rempli un autre, et vas le porter vers les blessé, . Voyant Poison posé sa tête et pleurer sur la poitrine de l'homme couché à terre comprend, que son père est mort, , serre le poing sur sa lance qu'il tiens encore, la laisse un moment pour qu'elle se recueille, seule. Reste la debout au milieu de tous les cadavres jonchant le sol, ses yeux vides, ses pensées vont au siens, là bas loin dans le shendi, fait une prière silencieuse vers les esprits, les remerciant de leurs avoir donner la victoire.

Kun'yuk Nyani  finit par regarder autour de lui, hébété, le corps blessé de toute part, épuisé... Tarksil en bouillie humaine devant lui... il voit que les combats ont cessés... il ne sait même pas reconnaitre les vainqueurs de vaincus... la victoire aura été tellement couteuse de toute manière... Kun essaye de se relever... mais il chute rapidement... il se traine hors des débris fumant qui le font tousser et l'aveugle... il cherche sa mère... ou une tête connue... il avance à quatre pattes dans ce qui fut un camp mamba mais ne ressemble maintenant qu'à une plaie béante dans la jungle...

ΡΘΙȘΘƝ  reste la sans réagir comme si rien ne se passait autour d'elle, tout est à sa peine d'avoir perdu son père, elle le pleure de tout son être brisant toutes les barrières de sa carapace. Elle était venue pour lui, pour l'extirper de cette nouvelle guerre qui fut la dernière. Elle posera son regard ruisselant de larmes sur cet homme qui a si longtemps été cruel avec elle, qui l'a poussé dans ses limites ne lui a jamais fait lâcher prise, mais qui était tout pour elle, le dernier rempart avant la folie de la mort de sa sœur jumelle. Elle serre la lance qui finira par faire se relever ne voulant pas que sa mort soit vaine. Elle se tournera vers Kun puis Waki, son corps couvert de sang comme le leur..ses deux cuisses entaillées, son bras mutilé, son épaule mordue...elle scannera leurs blessures d'un regard tout trois étant dans un sale état, et elle jettera un regard autour d'eux apercevant les corps des banka et des Awon étendus au milieu des débris de hutte, et de poussière.
A 2 second exposure of the final two bungalows blowing smoke and flames into the sky at 3:28am
Wakiza  restait là figé au milieu des corps presque hébété, sa rage descendant doucement, aurait aimer sauver les proches de Kun et poison, . Aperçoit son frère errer au milieu des corps à la recherche des siens tout ensanglanté. Veux réagir, ne veux pas se laisser tomber , ses blessures viendront vite lui rappeler d'ici peu. Il commence à fouiller ce qui reste du camp, à la recherche de produits pour donner au moins les premier soins, vas vers une hutte du moins ce qu'il en reste, trouve des flacons, dans un coin des rep, épargnés, les prend, au moins ils pourront nettoyer les plaies avant de retourner à leurs campement de fortune. N'ose venir trop près de Poison, attendant qu'elle lui montre un signe pour y aller.

Kun'yuk Nyani  rampe jusqu'à retrouver sa mère... il la regarde elle est miraculeusement indemne de la bataille, mais son esprit est brisé par la torture, les viols... c'est à peine si elle le reconnait... Kun se traine, il s’arrête alors pour regarder ses blessures... l’adrénaline redescend et il sent tout son corps le bruler, le faire souffrir... machinalement il arrache deux flèches... une de son épaule, une de son bras... le sang coule, il tourne un peu de l’œil... son corps est couvert d'entailles plus ou moins profonde et il a une vilaine brulure dans le dos... surement quelques luxations, contusions, fracture ou autre réjouissance... son regard se porte sur sa mère et il a soudain très sommeil... il vient poser sa tête sanglante sur ses genoux et ferme les yeux... faible, ahuri, son corps et son esprit sombrent dans un sommeil profond...

ΡΘΙȘΘƝ  chancelle sur la lance qui l'a tient à peine, son corps est totalement meurtri, épuisée elle fera un pas vers Waki qui songe à la soigner, elle hoche la tête l'autorisant à s'approcher son corps s'affaissant doucement sur le seul appui qui lui reste. Elle attendra que son frère vienne, sa vision restant trouble à cause de la blessure à la tête..mais elle garde cette envie de vivre, les mambas sont des survivants et ils l'ont prouvé ce soir en sortant même si étaient loin d’être indemnes de ce combat épique.

Wakiza a aussitot comprit, se dirige vers Poison avec de l'eau et quelque rep, as aussi les fioles, mais ne saurait distinguer si une est de la paga verte. S'agenouille près d'elle doucement trempe un rep dans l'eau fraiche et lui lave son front , son visage, . regarde son corps , elle est blessé à de multiples endroits, grimace, à eux trois, ne pourrait sans se soigner retourner au camp. Tout en lavant avec précaution les plaies qui lui paraissent le plus sérieuses, dit " Poison ton baba est mort, lui a utiliser ses dernières forces pour combattre ces ennemis, il est mort digne, soit en fier, porte maintenant sa force sa vie en toi, pour continuer son combat"

ΡΘΙȘΘƝ se laissera faire mais Waki aura du mal à distinguer les blessures au milieu de tout ce sang de plusieurs personnes qui la macule de la tête aux pieds. Le linge imbibé d'eau sur son front aura pour effet de lui retirer ce voile sur les yeux même s'il reste des taches brunes suite à une petite commotion qui obscurcit sa vision. Elle prendra un rep machinalement, venant nettoyer à son tour les multiples impacts de flèches de son frère, elle verra aussi Kun au loin écroulé dans les bras de sa mère qui a échappé à tout ce massacre. Elle se détournera de l'akicita adressant un dernier regard à son père..."je veux pas le laisser ici, il faut le rendre aux banka, waki...je n'ai plus que les jang'ka à présent"

Wakiza acquiesce , "yebo soeur, ont va ne vas pas le laisser là, mais on doit avant s'occuper de nous, se donner des premiers soins" le rep que sa sœur passait sur les siennes les réveillait une à une, serrait les dents, ne veux rien montrer, la seule chose qu'il l'importe ces la sécurité des siens " je vais voir Kun, le laver aussi, prépare ton père pour l'emporter " ne veux rester ici, la fumée était montée haut dans le ciel, et si les Awon avaient des alliés, ils pourraient vite arriver, et vu dans l'état qu'ils sont ils serait incapables de se battre.

ΡΘΙȘΘƝ  hoche la tête laissant Waki s'éloigner vers Kun, elle demandera à un des banka survivant de porter le corps de son père sur son territoire pour qu'il repose à coté de sa mère et de sa sœur. Elle sentira ses forces l'abandonner quand la dépouille sera amenée loin d'elle. Sa tête chute vers le bas, la mamba étant plus que l'ombre d'elle même et même si elle était terriblement forte, elle restait une femme. Elle arrachera dans un dernier effort des morceaux de rep pour se faire des bandages aux cuisses et au bras. Puis manquera de s'écrouler au sol si un banka ne l'avait pas prit sous son épaule. La wanawake finit par sombrer dans l'inconscience se faisant ramener au camp transitoire avant de rejoindre Fallen.

Wakiza  va aider son frère, le voit tout allongé, de multiples contusions partout, lui donne des premiers soins, le lave, fait relativement vite, va vers les banka qui sont capables de marcher, "kusaidia kujeruhiwa lazima kuondoka hapa, kama Awon kuwa washirika moshi wa kuungua yao kibanda, washitakiwa hakika got makambi ya muda katika mfuko jungle au kuwa nayo na uwezo wa kutoa huduma ya kwanza , " (aidez les blessés, il faut partir d'ici, si les Awon ont des alliées la fumée de leur hutte en feu, les as certainement prévenus ont as un camps de fortune dans la jungle, des sac ou l'ont pourras donner des premier soins) sans attendre organise le départ, a vite trouvé des bâtons et des cordes, pour fabriquer des civières, pose son frère dedans appelle des banka leur montre la civière, il a mal partout mais sait que ce n'est pas le moment pour lui la priorité est de sauver les siens , voit Poison soutenue par un banka cherche son soutien du regard pour partir, au plus vite.