vendredi 6 février 2015

Elevage de Shujaa.

Turia, ou l’apprentissage du Maître



Il est de ces cités en Gor qui sont majestueuses. Turia en fait partie, et c’est au milieu des plaines, près du désert, qu’elle s’est implantée comme force économique, politique, et militaire. Cette cité emmurée est une réelle forteresse, où gens de partout se côtoient pour diverses affaires. Il y a en permanence 20 gardes, en rotation, ainsi qu’une armée de larl, dans les plaines environnantes, dressés pour la guerre. Ils sont reconnus notamment pour l’élevage et le dressage des tharlarions, raison de la présence du hunter en ces terres.

Ce dernier rejoint la cité accompagné de sa fille adoptive, Shujaa. Un rarius l’accoste, l’interrogeant sur les raisons de sa présence à Turia.Le rouge ne peut s’empêcher de jeter des regards étranges à la tharla qui porte sur son harnais des morceaux des jang’ka, notamment le string léopard de Goob, une plume de Waki, cheveux et corde de Shi, un bout de pagne de Poison, et de celui de Tel, de la furr sur laquelle les inkosis dorment, un bout de cheveux de Isha, rien de Ash et Tanka, parce qu’ils la nourrissent autant que lui, sinon plus. Azul, il lui avait volé un os après un collier, Ewa, quelques cheveux dans son sommeil, Khol… un bout de pagne subtilisé dans la nuit aussi.

Suite à son regard interrogateur, il rigole doucement et lui explique sa venue, et surtout, son contact, la physicienne Feorie Frimon. À ce nom, le rouge s’incline, et l’invite à le suivre au travers de la majestueuse enceinte. Ils arrêtent aux enclos, et laisse la tharla à un espèce de palefrenier, qui prend les commandes et dispose de Shujaa.

Les murs de la ville lui donnent toujours une impression d’opulence, de vie, l’inverse de la jungle. Ils marchent pendant de longues minutes avant de rejoindre une demeure richement ornementée. L’homme cogne à la porte, et quelques instants après une kaji aux airs angéliques vient leur ouvrir. En voyant le sauvage, elle fait une mine surprise, voir de peur. Le jang’ka demande à voir la verte, et c’est avec contrariété que l’esclave va chercher sa maitresse. Après un temps, cette dernière arrive et reconnaît Kube’ba, qu’elle accueille dans sa maison avec chaleur et bienveillance. Ce dernier y restera plusieurs jours, profitant dans la journée des conseils des éleveurs de tharlarions de Turia la Magnifique, et la nuit, de la femme et de ses histoires incroyables sur les mœurs des sudistes, des légendes des ubars de Turia, des victoires, comme les défaites. Elle aura bien sûr pris soin de l’évolution de la petite, l’observant pendant le dressage, en prenant à quelques reprises des échantillons d’écailles, de griffes, et de sang.

Pour en faire une histoire courte, Kube’ba y passe pas loin de trois mains, sinon plus, pour apprendre à devenir un chasseur. Il y fait la connaissance de Garrick, éleveur de père en fils depuis plusieurs générations. Ce dernier se montre particulièrement accueillant, impressionné de l’histoire du hunter, et de sa double culture torvi/jang’ka. Il se noue entre les deux hommes une réelle amitié, et il lui montrera tout ce qu’il sait du tharlarion. Ensemble, ils réussiront à rendre Shujaa docile pour l’homme, mais féroce pour la chasse. À l’aide d’un sifflet, de viande séchée et crue, et d’énormément de patience, bien sûr. À la fin du séjour, Garrick donnera son sifflet personnel, que son père lui avait donné, que le père du père avait fait de même, en gage d’amitié éternelle entre les deux kiumes. Kube, en échange, lui donne des griffes du larl qu’il avait tué lors de son passage à pledge dans la tribu Jang’ka. Une belle beuverie a suivi, et les deux hommes se sont laissés au matin.

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